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    Missionnaires et ONG s’inquiètent du désarmement au ralenti

    Liberia: Le chaos dans la capitale, malgré le gouvernement de transition

    Monrovia, 9 juillet 2004 (apic) Malgré l’effort financier consenti, le processus de désarmement procède au ralenti au Liberia, dénonce l’ONG Global Witness. Une affirmation que confirme du reste le Père Mauro, un missionnaire présent à Monrovia. Qui s’inquiète du chaos constaté à Monrovia, la capitale du pays.

    "Depuis un peu moins d’un an, les combats entre les factions libériennes ont cessé, mais malgré les 500 millions de dollars dépensés pour le programme de désarmement, trop d’armes circulent encore", s’inquiète le père Mauro. Le gouvernement de transition libérien, comprenant tous les partis qui se sont affrontés durant la guerre civile sanglante conclue en 2003, est chargé de préparer les élections générales prévues en 2005. Mais "le chemin pour ramener le pays à la normalité est toutefois encore très long, relève encore le missionnaire à l’Agence Fides.

    Pour ce dernier, "nous avons la paix, mais le pays est encore privé des services essentiels. Il suffit de regarder les rues de la capitale, envahies par les ordures que personne ne ramasse".

    Corruption

    "Dans le pays, il y a des milliers de soldats et de fonctionnaires des Nations Unies ainsi que de nombreuses ONG, un gouvernement de transition a été mis en place, mais personne n’est en mesure de libérer les rues de Monrovia des ordures", s’indigne en effet le Père Mauro. Si cela continue, avertit le religieux, il faut craindre un risque très concret d’épidémie.

    Le problème des ordures est l’aspect le plus visible de l’absence d’une gestion correcte de l’administration. Les autres services publics doivent encore recommencer à fonctionner, eux aussi. L’université a rouvert les inscriptions, mais les cours n’ont pas encore été organisés parce qu’il semble que les fonds pour l’enseignement aient disparu, assure le Père Mauro. "Malheureusement, ceux qui détiennent les leviers de commande ne pensent qu’à s’enrichir aux dépens de la population qui a encore beaucoup de mal à joindre les deux bouts". (apic/dia/fides/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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