Washington/Moscou, 1erseptembre(APIC) Les autorités soviétiques désirent
libérer jusqu’au mois de novembre tous les prisonniers de conscience détenus pour des motifs religieux. C’est ce qu’a communiqué le président du
Conseil pour les affaires religieuses au Conseil des Ministres de l’URSS.
En visite aux Etats-Unis, le Ministre Konstantin Chartschew a fait part de
cette nouvelle au sénateur américain Richard Lugar. M. Chartschew a participé avec le métropolite de l’Eglise orthodoxe-russe Juvenalij à une conférence soviéto-américaine à Chaotaoga. Il a admis que "les autorités soviétiques avaient commis des erreurs dans le domaine des religions dans le
passé". Il se propose de modifier la législation y relative afin d’éviter
dans le futur de telles erreurs. En outre, le président du Conseil pour les
affaires religieuses a annoncé l’ouverture de 12 églises catholiques en
Union soviétique en octobre prochain.
Décrivant les "erreurs du passé", M. Chartschew a décrit les violations
des autorités dans les lois religieuses et le non respect de la position de
Lénine sur la liberté religieuse. Il a expliqué que sous Gorbatchev une
"nouvelle façon de coexister" devait etre élaborer. Cette déclaration illustre une "réalité objective". Le ministre des affaires religieuses a attribuer le changement de la politique religieuse soviétique à l’engagement
personnel du Secrétaire du parti communiste, M. Gorbatchev. Il avait
adressé des critiques indirectes aux anciens dirigeants soviétiques. En effet, il avait déclaré "Nos dirigeants pensent qu’il y aura un temps ou il
n’existera plus aucune religion dans la société soviétique, et durant des
périodes de notre développement socialiste nous avons laissé appliqué des
contre-mesures contre les Eglises." C’est pourquoi, la loi de séparation de
l’Eglise et de l’Etat n’a pas été prise en considération, a constaté le ministre Chartschew. Une de ces contre-mesures étaient de fermer les églises,
a-t-il précisé. (apic/kna/cr)