Le Père Pierluigi Maccalli, missionnaire italien enlevé au Niger le 17 septembre 2018, a été libéré, a confirmé sa congrégation le 9 octobre 2020.
Le Père Antonio Porcellato, supérieur général de la Société des Missions africaines (SMA) a réagi avec joie à la nouvelle de la libération du Père Pierluigi Maccalli. Il a tenu à remercier les nombreuses personnes qui se sont intéressées à son cas, et ont prié pour le Père Maccalli, dont le diocèse de Crème et de l'archidiocèse de Niamey, évêques en tête. Il n'a par contre par livré d'information sur les circonstances de la libération de son confrère.
Le religieux, qui travaillait aux côtés du peuple Gourmantché, avait été enlevé dans la nuit du 17 au 18 septembre 2018 dans sa paroisse à Bomoanga, située à 150 km au sud-ouest de Niamey, la capitale. Agé alors de 57 ans, il était depuis 11 ans au service de la population de Bomoanga, à la frontière avec le Burkina Faso, dans une région infestée par les djihadistes où règne une grande insécurité. Sa dernière preuve de vie remontait à une vidéo diffusé en février dernier.
Echangé contre la libération de militants djihadistes?
Officiellement la libération du missionnaire italien et de son compatriote Nicola Chiacchio, probablement enlevé au Mali, a eu lieu le 8 octobre tout comme celle de l'humanitaire française Sophie Petronin, libérée après 1'380 jours de captivité après avoir été enlevée au Mali en décembre 2016, et du responsable de l'opposition malienne, Soumaïla Cissé, enlevé le 25 mars dernier.
On sait que le nouveau gouvernement malien installé le 5 octobre à Bamako a procédé à la remise en liberté d'au moins 200 personnes présentées comme des membres de groupes djihadistes mais dont l'identité n'est pas connue. Leur libération pourrait constituer l'une des requêtes des ravisseurs pour parvenir à la libération des otages, tous enlevés au Mali, à l'exception du Père Maccalli. Un confrère du Père Maccalli, vivant au Niger, évoque en outre le rôle majeur joué par la France dans ces négociations.
Rappelons qu'au Mali manque encore à l'appel Soeur Gloria Cecilia Narvaez Argoti, religieuse colombienne enlevée le 8 février 2017 dans le village de Karangasso.
Le Père Porcellato a conclu en invitant à penser et à prier "pour les autres personnes qui sont encore entre les mains de leurs ravisseurs. Prions pour les nombreuses victimes de cette violence aveugle et indiscriminée qui frappe le Sahel et qui a récemment frappé une fois encore le Burkina Faso". (cath.ch/fides/mp)