"Le Liban va mourir si les grandes démocraties restent silencieuses
Beyrouth, 6avril(APIC) A l’issue de leur réunion mensuelle tenue mercredi
sous l’égide du patriarche maronite Nasrallah Sfeir, les évêques maronites
ont lancé un vibrant appel en faveur du cessez-le-feu au Liban. Face à la
situation dramatique ou durant 22 jours, les bombardements ont fauché des
innocents, détruisant des maisons "sur la tête de leurs habitants", des
hôpitaux, églises et services publiques vitaux, le Conseil des évêques
"lance un appel à la société et à la conscience universelles en vue de
déployer tous les efforts pour la réalisation d’un cessez-le-feu".
On ne peut se taire sur ce qui se passe au Liban, poursuit le communiqué
des évêques, car cela "représente une menace pour la communauté internationale qui risque ainsi de revenir à l’âge de l’obscurantisme et a la loi de
la jungle, permettant au fort de piétiner le faible".
"Nous assistons à l’assassinat d’un peuple ami", affirme Mgr Decourtray
Les évêques maronites du Liban mettent l’accent dans leur communiqué sur
la nécessité que les Libanais oublient différends et intérêts personnels et
se solidarisent pour se libérer des ingérences et des forces extérieures.
Ils invitent les fidèles à un triduum de prière et de jeûne, les vendredi,
samedi et dimanche de cette semaine. Le cardinal Albert Decourtray, président de la Conférence des évêques de France, rappelle également que depuis
son communiqué du lundi de Pâques, ou il en appelait à la conscience des
démocraties pour sauver le Liban, la situation s’est encore aggravée :
"Nous assistons à l’assassinat d’un peuple, un peuple ami, proche de la
France, proche des Eglises de France."
Le Conseil français d’Eglises chrétiennes vient d’envoyer aux responsables de toutes les Eglises du Liban un message oecuménique ou il s’engage à
prier et à "agir pour que la concertation des Etats obtienne le retour à la
paix dans la sauvegarde de l’identité nationale". Le cardinal Decourtray
invite tous les catholiques de France à organiser des rencontres de prière,
si possible oecuméniques, et "à mettre en oeuvre tous les moyens légaux
pour contribuer au salut du peuple libanais tout entier".
Lundi 27 mars, le cardinal Decourtray avait déjà lancé un appel à la
prière et à l’action en faveur du Liban dans lequel il affirmait que "le
Liban va mourir si les grandes démocraties demeurent silencieuses et passives. "L’Orient et l’Occident ont besoin que vive le Liban, poursuivait-il,
que notre Eglise ne se lasse pas de prier et d’agir .’’ (apic/sgef/be)