oecuménique "pour sauver la patrie"
Beyrouth, 14septembre(APIC) Dans la crise cruciale ou le Liban se débat,
le Conseil de l’apostolat des laïcs a lancé un appel à tous les Libanais
chrétiens et musulmans, les invitant à se joindre dans la prière pour que
"le ciel nous envoie le président sauveur". Une vigile de prière oecuménique sur ce thème a d’ailleurs été organisée du 9 au 10 septembre en l’église Saint Elie d’Antelias, lieu même ou en 1840 chrétiens, druzes et musulmans prêtèrent serment de s’unir pour sauver leur patrie.
Cette vigile, qui a rencontré un certain succès dans la population, a
commencé par une messe célébrée par le Père Joseph Mouannes, directeur de
la branche presse, cinéma et télévision de la Commission épiscopale pour
les communications sociales. Une foule nombreuse y a participé, en
compagnie du nonce apostolique au Liban, du métropolite grec-catholique de
Beyrouth et de Jbeil, des archevêques des arméniens catholiques et des
syriaques catholiques ainsi que des représentant du métropolite
grec-orthodoxe de Beyrouth.
Appel pour la libération d’un prêtre aux mains du Hezbollah
Mgr Joseph Khoury, archevêque maronite de Tyr a lancé un nouvel appel à
toutes les forces sur le terrain pour obtenir la libération du Père Khalil
Semaan, curé des villages de Kfour et de Nabatieh au Liban Sud. Ce prêtre a
été enlevé par des éléments armés le 2 décembre dernier et les nombreux
appels pour sa libération sont restés sans échos. L’archevêque de Tyr
déclare que ce vieillard à la santé fragile est l’un des otages innocents
du Hezbollah.
La décision que vient de prendre le président de la chambre des députés,
M. Hussein Al-Husseini, de tenir la session de l’élection du président de
la République libanaise le dernier jour de la période constitutionnelle et
à Beyrouth Ouest, partie de la capitale sous occupation syrienne, a soulevé
une forte opposition de la part des parlementaires vivant en dehors des
régions occupées par les troupes syriennes. Selon certains observateurs politiques locaux et internationaux, note le Centre catholique d’information
de Beyrouth, cette décision de M. Husseini signifierait désarticuler le Liban ou le livrer au pouvoir syrien. (apic/cenca/be)