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    "Liban, relève-toi !", l'exhortation de Léon XIV

    C’était le dernier rendez-vous de Léon XIV au Liban: depuis le «Beirut Waterfront», esplanade qui surplombe la mer à Beyrouth, le pape a célébré la messe entouré de 150'000 fidèles, le 2 décembre 2025. Durant cette célébration, il a laissé aux Libanais, éprouvés par un contexte socio-politique et économique «dramatique», une exhortation à «se relever» en cherchant les «petites lumières dans leur quotidien.

    Alors que de nouvelles frappes israéliennes ont touché le sud du pays dans la nuit, le pape a enjoint le Liban à être «une prophétie de paix» pour le Proche-Orient. Le chef de l’Église catholique est arrivé en milieu de matinée en papamobile, sillonnant la foule qui l’acclamait, sur cette bande côtière située entre le port de plaisance et le centre-ville de la capitale libanaise. Dès l’aurore, les allées de l’immense étendue bordée par la mer s’étaient animées. «On est arrivé à 6h30 pour ne rien rater», témoignait Elie, père de quatre enfants, résidant dans la banlieue de Beyrouth, à I.MEDIA.

    De son côté, Maria, 27 ans, était volontaire pour conduire les prêtres lors de la communion. Cette orthophoniste confiait sa joie de retrouver le pape, quatre mois après l’avoir rencontré lors du Jubilé des Jeunes, à Rome en août dernier. «Il vient nous porter l’espérance. Quelle chance», se réjouissait la jeune femme, tandis que résonnaient dans les haut-parleurs des hymnes aux accents orientaux.

    Lors de ce dernier rendez-vous de son séjour de trois jours au pays du Cèdre, le pape a dressé un diagnostic sur l’état du pays, reconnaissant que la population vit sous le poids des crises. Dans son homélie prononcée en français, il a énuméré le «contexte politique fragile et souvent instable», la «crise économique dramatique», et «la violence et les conflits qui ont réveillé d’anciennes peurs».

    Dans une telle conjoncture, la beauté du Liban est «assombrie» par «la pauvreté et les souffrances et par ses blessures», s’est attristé le pontife en évoquant sa visite, juste avant la messe, au lieu de la double explosion qui a soufflé une partie du port de Beyrouth et de la ville en 2020.

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    Le pape Léon XIV célèbre la messe à Beyrouth | © Vatican Media

    Tout près de l’immense podium gravé des mots de «paix» en plusieurs langues, le père Élie, curé d’une paroisse de Byblos, entre Tripoli et Beyrouth, soulignait aussi combien la symbolique de ce lieu était importante. «Célébrer une messe à côté de la dévastation a du sens. Là où il y a la mort et la haine, aujourd’hui on y met la paix, la joie et la consolation», confiait le prêtre maronite venu avec 100 paroissiens.

    La gratitude, antidote au désenchantement

    Au fil de son texte, le pontife américain a mis en garde contre les tentations de la résignation, de la plainte, du découragement. Comme en écho dans la foule – où était assis au premier rang le président Joseph Aoun, un catholique maronite –, la jeune Maria disait ne plus rien attendre du côté des politiques libanais. «Ils ne m’intéressent plus. Ce qui compte, c’est ressouder le peuple pour aller de l’avant. Et le pape nous y aide», soulignait la jeune femme qui a suivi la plupart des étapes du pape au pays du Cèdre.

    Léon XIV a exhorté le peuple libanais à ne pas se laisser gagner par le «désenchantement» mais à cultiver «des attitudes de louange et de gratitude». Il s’agit de «ne pas céder à la logique de la violence et à l’idolâtrie de l’argent», a-t-il martelé.

    Sur le front de mer, une cinquantaine de militaires de la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, étaient venus participer à la messe. «Moi, je ne sais pas ce qui adviendra demain… Aujourd’hui je suis venu voir le pape», murmurait l’un des militaires. Alors que les Libanais voyaient dans la présence du pape une sorte de «bouclier» avant que la guerre ne reprenne entre Israël et le Hezbollah au sud du pays, L’Orient-Le-Jour rapportait en ces mêmes heures qu’un drone israélien avait bombardé un quartier de Aïtaroun, dans la zone de Jabal al-Batt, à la frontière.

    En dépit de ce contexte sombre, le successeur de Pierre a longuement exhorté «à trouver les petites lumières qui brillent au cœur de la nuit, […] les petits germes invisibles qui ouvrent l’espérance en l’avenir». Mais pas question pour les catholiques de se contenter d’une « consolation intimiste et illusoire», a averti Léon XIV. Et d’appeler à l’action: «Chacun doit faire sa part et nous devons tous unir nos efforts pour que cette terre retrouve sa splendeur».

    Pour le pontife, le «seul moyen» est de «[désarmer] nos cœurs, [faire] tomber les armures de nos fermetures ethniques et politiques, [ouvrir] nos confessions religieuses à la rencontre réciproque». Il a conclu son homélie en confiant au pays du Cèdre un «rêve», dans une exhortation applaudie par la foule: «Liban, relève-toi! Sois une maison de justice et de fraternité! Sois une prophétie de paix pour tout le Levant!».

    Après cette messe, le pape devait rejoindre directement l’aéroport où aura lieu une cérémonie de congé avant son départ pour rentrer à Rome. (cath.ch/imedia/hl/mp)

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