Rome, 3 novembre (APIC/CIP) "En ce moment critique de l’histoire du Liban,
nous tentons, en collaboration avec les responsables d’autres communautés
religieuses, y compris non chrétiennes, de faire oeuvre d’unification":
c’est ce qu’a expliqué à Radio Vatican Mgr Nasrallah Sfeir, patriarche
maronite. "La population, et en particulier la population chrétienne,
ajoute-t-il, a besoin d’être encouragée, de ne pas perdre l’espoir, la
confiance. Nous nous efforçons, pour autant que cela soit possible dans les
difficiles circonstances actuelles, de promouvoir cette unification entre
les chrétiens et les musulmans et de favoriser ainsi la renaissance du
Liban."
A propos de l’élection du nouveau président - que le Liban attend depuis
plusieurs semaines -, Mgr Nasrallah Sfeir juge qu’il s’agit d’une affaire
intérieure, mais qui n’en a pas moins des implications à l’extérieur :
après les élections israéliennes et américaines, estime-t-il, la
désignation du nouveau chef de l’Etat devrait poser moins de problème.
Interrogé sur l’aide que l’Europe peut apporter au Liban, le patriarche
déclare que la communauté européenne peut contribuer grandement au
redressement libanais, tout en précisant que son pays n’attend pas une aide
militaire ni un soutien humanitaire, même si ce dernier est grandement
nécessaire, suite aux graves destructions causées par treize années de
guerre et les énormes besoins du peuple. Le Liban, précise-t-il, a surtout
besoin d’un soutien moral et politique, afin qu’il retrouve la liberté et
que tous les citoyens puissent travailler à la reconstruction du pays.
(apic/jt/bd)