Rome, 16août(APIC/CIP) S’adressant aux pélerins présents à la récitation
de l’Angelus, en la solennité de l’Assomption, Jean Paul II a dénoncé sans
ambiguïté le "génocide" qui se déroule actuellement au Liban - le pape a
appuyé sur le mot "génocide" - . Il a rendu directement responsable, et ce
pour la première fois, la Syrie à qui il a demandé de mettre fin aux
bombardements sur Beyrouth.
Après avoir déploré le manque de résolution de la part de la communauté
internationale, Jean Paul II a déclaré : "Au nom de Dieu, au nom de Dieu,
je m’adresse aux autorités syriennes pour leur demander de cesser les
bombardements qui visent la destruction de la capitale libanaise et du pays
tout entier. Que l’on assume pas l’attitude de Caïn, qui s’est rendu
coupable de la mort de son frère." Pour le pape, on se trouve en présence
d’"une menace contre l’ordre général de la vie internationale", une menace
de "nature morale".
Jean Paul II a encore donné lecture devant les pèlerins d’une lettre que
lui ont envoyée des Libanais pour lui demander son aide. Il a indiqué qu’il
avait déjà envisagé de se rendre au Liban, mais que son entourage l’en
avait dissuadé. La situation est cependant devenue telle que le pape entend
comme "un commandement intérieur" lui enjoignant de se rendre au Liban dès
que possible pour réconforter ceux qui souffrent. (apic/cip/mg)