Beyrouth, 1erdécembre(APIC) Le conflit libanais continue à préoccuper le
pape. Outre son message du 22 novembre dernier, il a encore évoqué lundi 28
novembre la question du Liban. Pays pour lequel il souhaite "une solution
pacifique, juste et digne". En présence de l’ambassadeur d’Egypte près le
Saint-Siège, Jean Paul II a qualifié "d’injuste le fait que le Liban, après
avoir si longuement et durement souffert, soit encore inexplicablement
privé d’une perspective d’unité et de réconciliation".
Dans ce même ordre d’esprit, Mgr Nasrallah Sfeir, patriarche maronite,
qui inaugurait le 28 novembre la session ordinaire de l’Assemblée des patriarches et évêques catholiques, a brossé un tableau de la situation au
Liban sur un triple plan: politique, économique et social, en évoquant notamment le rôle de l’Eglise au niveau local et international pour rapprocher les points de vues et favoriser l’entente.
"Si la désintégration continue ainsi à se propager au Liban, notre pays
ne tardera pas à disparaître et nous deviendrons des tribus qui se combattent sous la loi de la jungle" a dit le patriarche en rappelant l’existence
de 2 gouvernements dont seulement "un est constitutionel, l’autre ayant
malgré tout ses partisans", ainsi que l’existence de deux commandements à
la tête de l’armée.
"Cette dégradation politique, a poursuivi le patriarche, s’est répercutée dans tous les domaines vitaux du Liban, mais plus spécialement dans le
secteur économique... "Le problème est devenu tel que les gens ne peuvent
plus assurer aux leurs les besoins vitaux". Il a en outre relevé une très
nette dégradation sociale et le manque de logements, sans compter les problèmes causés par le déplacement des populations, l’usage de la drogue le
trafic de celle-ci et la violence.
Pour sa part, a dit le patriarche, "l’Eglise s’évertue à consolider les
liens fraternels qui existent entre les familles spirituelles, entre
chrétiens et musulmans", a dit le prélat. Ce dernier a ensuite conclu en
rappelant les propos de Jean Paul II au sujet du Liban, propos ou il exorte
les Libanais "à rejeter les haines et les dissensions et à consolider entre
eux les liens de fraternité. (apic/pr)