Liban, 27novembre(APIC) A son retour du Vatican ou il a rencontré le pape
Jean Paul II, les ministres des affaires étrangères de France et d’Italie
et des délégués de différents pays, le patriarche maronite du Liban, Mgr
Nasrallah Boutros Sfeir, a pris contact avec les différentes forces
politiques actives du Liban : les parlementaires chrétiens et musulmans, le
premier ministre de l’actuel gouvernement transitoire, le général Michel
Aoun, ainsi que les diplomates libanais en poste dans les capitales
susceptibles d’aider le Liban.
Le patriarche se refuse toujours à désigner un candidat à la présidence
de la République, considérant cela comme un droit et un devoir du Parlement. Il réclame des élections démocratiques et libres, un Liban indépendant, souverain et pluraliste ou toutes les communautés vivraient dans la
justice et la paix.
Mgr Nasrallah Boutros Sfeir vient de recevoir une lettre du pape à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance nationale. Jean Paul II s’exprime ainsi : "En cet anniversaire de l’indépendance nationale... je veux vous
redire combien je demeure proche de vous, partageant votre anxiété comme
votre vive espérance de voir votre cher pays préservé de nouvelles épreuves
encore plus tragiques."
"La situation libanaise est en effet devenue extrêmement et peut-être
dramatiquement préoccupante. L’absence de réalisation d’événements importants que j’avais personnellement évoqués en souhaitant qu’ils se déroulent
dans la légalité et sans aucune pression extérieure, a été malheureusement
cause de problèmes postérieurs et de nouveaux dangers. Plus d’un observateur considère que les droits du Liban à son unité et à son intégrité territoriale comme à sa souveraineté et à son indépendance sont sérieusement
menacés."
"Je suis encore fermement convaincu que dans toutes les familles spirituelles de votre pays existent, avec une profonde espérance, une ardente
volonté et un courage suffisant pour rechercher avant tout le salut de la
patrie et le bien de tous les Libanais. C’est pourquoi les uns et les
autres auront à coeur d’éviter les attitudes intransigeantes ou des décisions aux conséquences irréparables, en vue de recouvrer leur identité nationale et de reconstruire leur pays dans la liberté et la dignité".
"En même temps je ne crois pas que cette même conviction et cette confiance à l’égard des Libanais aient disparu de l’esprit de ceux qui, dans
les milieux internationaux, veulent être des amis pour le Liban et des
défenseurs des droits fondamentaux des peuples. Je leur renouvelle mon appel très pressant afin qu’ils continuent d’aider généreusement et loyalement les Libanais en cette période difficile".
"Je vous réitère tous mes encouragements à poursuivre votre action
appréciée en faveur de la compréhension et de l’entente. (apic/cenca/cor)