Liban, 12octobre(APIC) La crise économique destructive sévissant au Liban
s’est répercutée sur le domaine scolaire, créant une situation dramatique
dans le milieu estudiantin à l’ouverture des écoles, survenue entre le 6 et
le 9 octobre L’enseignement est devenu un luxe impossible à payer pour près
de 30% des élèves de l’école libre en raison d’une inflation de 300% depuis
le début de l’année 87. Les frais de scolarité ont augmenté de 100%, le ramassage d’élèves, pratique courante dans un pays ou le transport en commun
est embryonnaire, a augmenté de 200%,les prix des livres et fournitures
scolaires ont augmenté de 600%.
Le drame prend toute son ampleur quand on sait que 461437 élèves et
23888 professeurs fréquentent 1110 établissements primaires et secondaires
privés, alors que les 1273 écoles publiques aux locaux insuffisants et souvent insalubres sont fréquentées par 326000 élèves et 27000 professeurs en
général largement sous-payés.
Pour garder ses enfants dans une école libre, une mère de famille vend
ses meubles pour payer des frais de scolarité dépassant largement ses
moyens, disant que "dans un pays à la dérive, le meilleur cadeau à offrir
aux enfants est l’éducation". Des centaines de familles vendent leurs propriétés, voitures, bijoux pour subvenir aux frais de scolarité de leurs enfants.
Une manifestation timide d’élèves et de parents réclamant assistance eut
lieu dans le quartier chrétien de Sin-el-Fil le 6 octobre, mais elle fut
rapidement dispersée. Des contacts avec les autorités au plus haut niveau
sont annoncés par le Comité des écoles catholiques. (apic/cenca/cor)