Beyrouth, 27décembre(APIC) C’est le treizième Noël que les enfants libanais célèbrent dans un Liban en guerre. Mais cette année, plus dure que
toutes les précédentes, est marquée par une situation économique désastreuse. La famine s’est étendue à des familles qui, jusqu’à présent, arrivaient
à subvenir à leurs besoins.
Près de 70 pour cent des enfants libanais chrétiens ne pourront avoir ni
leur arbre de Noël ni le cadeau traditionnel de Papa Noël lequel sera cette
année kidnappé, non pas à un barrage armé, mais sera arrêté cette fois par
les barricades de la dévaluation monnétaire (la monnaie nationale a perdu
500 Pour cent de sa valeur dans la seule année de 1987) et de la cherté.
Grâce à Dieu, nombreuses sont les personnes charitables et les institutions
humanitaires qui offrent leur assistance, mais le travail est énorme et les
travailleurs peu nombreux.
Le total du salaire mensuel de l’ouvrier, du maître d’école et du petit
fonctionnaire, suffit à peine à l’achat d’une paire de soulier. Le salaire
d’une semaine de 6 jours de travail achète 1 kg de viande fraîche. S’acheter des vêtements neufs est hors de question. On adapte les pantalons et
blouses des années précédentes.
L’espoir de l’agréable surprise à l’occasion de Noël a disparu pour de
bon. Le seul souhait que les Libanais se font à cette occasion est qu’ils
restent en bonne santé, car entrer à l’hôpital c’est la ruine. Un jour
d’hospitalisation coûte l’équivalent d’un mois et demi du salaire minimum.
Il reste encore aux Libanais la possibilité de souhaiter le bonheur aux
autres et c’est ce que le Centre Catholique d’Information au Liban fait en
leur nom à l’occasion de ces Fêtes. (apic/cenca/bd)