Leuven : une pub pour s’opposer à l’avortement (191089)
Louvain, 19octobre(APIC/CIP) La Faculté de Médecine de la Katolieke Universiteit de Leuven (Université catholique flamande de Louvain), en Belgique, a choisi la voie de la publicité payante pour faire entendre son point
de vue à quelques jours du débat parlementaire sur la dépénalisation de
l’avortement. Dès le mercredi 18 octobre, quatre quotidiens catholiques
flamands ont publié, sous forme d’encadré publicitaire, un communiqué dans
lequel la Faculté de Médecine de la K.U.L. "s’oppose énergiquement au projet de loi Herman-Michielsens-Truffaut".
Ce projet de loi entend libéraliser complétement l’avortement pendant
les trois premiers mois de la grossesse. La Faculté de Médecine fait
remarquer dans cet encart publicitaire que la "motivation du projet passe
soigneusement sous silence que l’avortement en soi ne signifie rien d’autre
que l’élimination d’une nouvelle vie humaine".
La nouvelle loi, si elle est votée, impliquera donc que les médecins
"mettent leurs talents à profit non seulement pour aider les malades et
protéger la vie, mais aussi pour ôter la vie à quelqu’un". La Faculté de
Médecine rappelle à ce propos que "ce point de vue est totalement
inadmissible pour les médecins qui ont une conviction sincèrement
chrétienne ou humaniste de la vie".
C’est pourquoi, la Faculté de Médecine lance un appel urgent à tous les
parlementaires qui "veulent sauvegarder une société digne de l’homme afin
de s’opposer à ce projet de loi en utilisant tous les moyens légaux
possibles".
L’abbé Paul Schotsmans, qui enseigne à la Faculté de médecine de la
K.U.L. et dirige le Centre de Bioéthique de cette Université a déclaré dans
"De Standaard", un journal flamand, que "le débat sur la libéralisation de
l’avortement est fondamentalement un débat sur le type de civilisation auquel on aspire. (...) L’opinion libéralisante court le risque, à terme, de
s’étendre à ses corollaires logiques, à savoir, l’euthanasie active, l’abstention dans les soins à donner à certains nouveaux-nés handicapés et une
solidarité amoindrie avec les handicapés".
La forme publicitaire a été choisie par la Faculté pour que son point de
vue paraisse sous une forme identique dans tous les journaux sélectionnés
et pour qu’aucun terme ne soit tiré de son contexte. (apic/cip/bd)