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    Italie: Benoît XVI assure de son estime les évêques italiens

    Leur quotidien Avvenire au centre d’une polémique

    Rome, 2 septembre 2009 (Apic) Benoît XVI a fait part le 1er septembre "de son estime, de sa gratitude et de son appréciation" envers la Conférence épiscopale italienne (CEI), dont le quotidien Avvenire est actuellement au centre d’une polémique. Son directeur est la cible d’attaques lancées par la presse proche du gouvernement italien.

    Dans un communiqué diffusé dans la soirée, le bureau national pour les communications sociales de la CEI a ainsi affirmé que dans l’après-midi du 1er septembre, Benoît XVI et le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, se sont entretenus par téléphone. Le pape, peut-on encore lire, "a demandé des informations et des évaluations sur la situation actuelle et a fait part de son estime, de sa gratitude et de son appréciation concernant le travail de la Conférence épiscopale italienne et de son président".

    Peu avant dans la journée, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège avait déjà fait part de "l’estime profonde" du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone envers le cardinal Bagnasco. Le Père Federico Lombardi avait affirmé que le "numéro deux" du Saint-Siège avait fait part de sa "proximité" et de sa "solidarité" avec Dino Boffo, directeur de L’Avvenire, soupçonné d’être impliqué dans une affaire de mœurs.

    Le 28 août dernier, en effet, Il Giornale, dirigé par le propre frère de Silvio Berlusconi, avait évoqué une affaire judiciaire remontant à 2001 dans laquelle Dino Boffo aurait fait pression sur l’épouse d’un homme avec lequel il aurait eu une relation homosexuelle. Le quotidien proche du gouvernement tentait ainsi de contrer les nombreuses attaques du journal Avvenire visant Silvio Berlusconi après les scandales qui ont récemment entaché sa vie privée. "Il Giornale" a écrit vendredi que Dino Boffo, directeur du quotidien des évêques italiens "et chef de file des moralistes engagés à lancer des anathèmes contre Silvio Berlusconi pour ses affaires privées", ferait mieux de se regarder dans un miroir.

    Un "coup monté" pour faire taire les médias

    Dans son édition de mardi 2 septembre, L’Avvenire montre qu’il s’agit d’un "coup monté" dont l’auteur est encore inconnu. Le journal catholique démonte l’"affaire Dino Boffo", victime de la "furie du scoop" et d’une "expédition punitive", en expliquant que le directeur de L’Avvenire, en payant une amende, n’a jamais admis sa culpabilité dans cette affaire, mais a seulement renoncé à faire opposition dans le délai de 15 jours prévu par la loi. "Une façon de clore rapidement une affaire certainement désagréable, mais en aucun cas une admission de culpabilité", écrit le journal de la CEI. L’Avvenire publie l’acte judiciaire où l’on voit – et cela a été confirmé officiellement – qu’il n’y a aucune référence à des "inclinations sexuelles" dans les actes du tribunal de Terni. Des sources catholiques italiennes estiment qu’il s’agit là d’un règlement de compte pour tenter de faire taire les médias qui osent critiquer le régime de Berlusconi. (apic/imedia/com/cp/lb/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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