Paris, 3décembre(APIC) En 1987, la Commission française "Justice et Paix"
fêtera ses vingt ans au cours d’une réunion à Paris le 15 décembre prochain. Monsieur Marcel Merle, universitaire, membre de la Commission Pontificale "Justice et Paix" depuis 1977 et auteur de plusieurs ouvrages sur
les relations internationales, fera une Conférence sur "l’Eglise et les
Droits de l’Homme : évolution et perspectives".
La Commission française de "Justice et Paix" est née en 1967 à Nantes,
pour répondre aux voeux du Concile Vatican II invitant les catholiques "à
bien remplir leur rôle dans la communauté internationale", à collaborer activement et positivement "soit avec leurs frères séparés... soit avec tous
les hommes en quête d’une paix véritable" pour "promouvoir l’essor des
régions pauvres et la justice sociale entre les nations". La responsabilité
de cette Commission est confiée à Mgr Vial, évêque de Nantes. En 1970, Mgr
Ménager, évêque de Meaux, lui succède dans cette fonction, jusqu’en 1984,
date à laquelle il est remplacé par Mgr Fauchet, évêque de Troyes.
L’année 1971, avec le Synode des évêques sur "La justice dans le monde"
marque une étape importante dans l’activité de "Justice et Paix". Le texte
final a, en effet, un retentissement qui grandira au fil des années: "Le
combat pour la justice et la participation à la transformation du monde
nous apparaissent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Evangile qui est la mission de l’Eglise pour la Rédemption de
l’humanité et sa libération de toute situation oppressive".
Jusque dans les années 80, la commission fait entendre sa voix sur des
sujets aussi variés que la torture (1972-73), la solidarité après le premier choc pétrolier, l’apartheid (1978).Elle apporte son aide aux chrétiens
dont les libertés sont bafouées au Brésil, au Chili, en Espagne, au Portugal, en Rhodésie... et favorise la publication en France de textes impossibles à publier dans ses pays.
A partir de 1979, "Justice et Paix" entreprend ses premières actions en
faveur de la défense des Droits des migrants. Elle étudie les questions
touchant la défense et la dissuasion nucléaire et participe à différentes
missions au Guatémala et au Salvador, au Liban, en Israël, en Tchécoslovaquie etc.
Après le colloque organisé le 13 novembre dernier sur l’endettement international, elle envisage pour 1988, un colloque de formation aux droits
de L’Homme pour les futurs prêtres, religieux et religieuses. Elle portera
en outre sa réflexion sur le terrorisme et l’Outremer français: dans quelles perspectives et avec quels moyens assurer le développement des peuples
qui y vivent? (apic/vb/bd)