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    Matthew Hassan Kukah

    Les termes de 'génocide des chrétiens' au Nigeria font polémiques

    Mgr Matthew Hassan Kukah, évêque de l'État de Sokoto, au Nigeria, a été accusé de «déni» face à l’ampleur des persécutions commises contre les chrétiens dans son pays. Interrogé par Crux, début décembre 2025, il précise qu'il ne fait que remettre en cause le terme de «génocide» utilisé depuis quelques mois par des lobbyistes chrétiens américains conservateurs.

    Les allégations de génocide des chrétiens au Nigeria, qui ont mené le 3 décembre 2025 les États-Unis à restreindre l’entrée des citoyens nigérians dans leur pays, «ont été amplifiées par l'administration Trump», estime Mgr Kukah. Le 1er novembre, le président Trump avait même menacé le Nigeria d’une intervention militaire en raison d’un «massacre massif» de chrétiens par les terroristes islamistes. Plusieurs responsables religieux du Nigeria ont alors dénoncé le terme de «génocide» comme une qualification «exagérée et susceptible d’approfondir les divisions dans un pays déjà fragile». Parmi eux Mgr Kukah.

    Lors du lancement au Vatican, le 21 octobre dernier, du rapport 2025 de l'Aide à l'Église en détresse sur la liberté religieuse dans le monde, qui présente le Nigeria comme l'un des pires endroits où vivre pour un chrétien, l'évêque nigerian avait déjà contesté l'idée selon laquelle les chrétiens seraient visés en vue d'être éliminés.

    En cause, la faiblesse du gouvernement

    Pris à parti pour ces propos, que beaucoup ont interprétées comme un déni, et interrogé par Crux, Mgr Kukah les a confirmés, proposant, à nouveau, un diagnostic plus large. «Si nous étions confrontés à une persécution pure et simple des chrétiens en raison de leur identité, ni moi-même ni mon petit troupeau n'existerions», a-t-il déclaré, citant sa capacité à voyager librement et sans incident dans son diocèse natal de Sokoto, une région à majorité musulmane du nord-ouest du Nigeria. Pour lui, les souffrances des Nigérians, chrétiens et musulmans, sont dues pour lui à l'insécurité généralisée et à la faiblesse du gouvernement.

    Dans sa réponse à Crux, l'évêque souligne qu'il dénonce depuis longtemps cette violence, insistant sur le fait que, quel que soit le nom qu'on lui donne, «le bain de sang doit cesser». Il a appelé le gouvernement nigérian et ses agences de sécurité à remplir leur «responsabilité urgente de traduire les auteurs en justice». «C'est une lutte à laquelle j'ai consacré la majeure partie de ma vie pastorale et intellectuelle», rappelle-t-il. (cath.ch/lb)

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