Sion, 31août(APIC/Brigitte Cosandey) Lors de leur travail missionnaire en
Suisse, en Italie, en France ou ailleurs, on les appelle "les soeurs du
Frère Kolbe". La "communauté des soeurs mineures de Marie Immaculée" (SMMI)
est née voilà juste cinq ans, en août 1983. Vêtues d’un habit d’ azur, les
jeunes soeurs, qui suivent l’exemple de Saint Maximilien Kolbe, "cherchent
à rejoindre l’humanité dans ses besoins, à porter la présence de Marie parmi les hommes" explique Sr. Marie-Elisabeth, supérieure de la communauté.
Pas moins de 150’000 personnes envahissaient la place Saint Pierre le
jour de la canonisation du Père Maximilien Kolbe le 10 octobre 1982. Par
hasard, deux femmes se rencontrent. L’une italienne et l’autre française.
Elles partagent une inspiration commune: faire naître une communauté des
soeurs de l’Immaculée qui suivent l’enseignement du Frère Kolbe (l’ordre
des frères mineurs conventuels existant déjà).
Dès août 1983, elles commencent officiellement une vie communautaire à
trois, non loin de la maison ou le père Kolbe a habité, sept ans durant,
alors qu’il étudiait à Rome.
Les SMMI suivent la vie de pauvreté, de fraternité et de contemplation
(6 heures de prière par jour) de Saint François et de Sainte Claire d’Assise. Mais elles suivent surtout le Père Maximilien Kolbe dans le don "héroïque de soi". "C’est son exemple qui m’a attiré: son amour radical pour Dieu
et pour l’humanité pour laquelle il a donné sa vie", déclare Sr. Marie-Elisabeth, qui, la première, eut l’inspiration de la création de la nouvelle
communauté.
Composée d’une vingtaine de membres (dont environ cinq novices), de cinq
nationalités différentes, la communauté poursuit diverses activités dans
différents pays du monde. Les soeurs visitent des familles dans les paroisses (à Bramois en Valais par exemple) assurent une présence dans les sanctuaires marials (Lourdes), travaillent dans les médias ou auprès des réfugiés à Rome. Elles organisent aussi des camps et des retraites. "Nos activités ne sont pas fixes, elles peuvent se multiplier à l’infini", relève la
soeur.
La communauté des SMMI a été acceptée par l’Eglise catholique le 15 août
1985 en tant qu’association publique en attendant d’être reconnue comme Institut diocésain. Pour cela il faudra que l’effectif de vingt professes
soit atteint. Elles dépendent du cardinal Ugo Poletti, vicaire général du
diocèse de Rome. (apic/bcy)