Rome, 11juin(APIC) Le Conseil général de la Congrégation des religieuses
de Notre-Dame de Sion, dont les communautés sont présentes dans vingt-et-un
pays, vient de lancer un cri d’alarme face à la montée du racisme. Dans un
communiqué publié à Rome, la Congrégation dit "ressentir profondément l’outrage des nombreuses manifestations actuelles de racisme et particulièrement d’antisémitisme", lequel est désigné dans un récent document comme "la
forme la plus tragique qu’a prise l’idéologie raciste pendant ce siècle".
"Comme chrétiennes, affirment les religieuses, nous condamnons sans hésitation et sans réserve ce mal qui nie l’unité de la famille et la dignité de chaque personne faite à l’image de Dieu. Comme membres d’une congrégation qui a reçu mandat de l’Eglise catholique romaine de comprendre et de
favoriser les relations de l’Eglise avec le peuple juif, nous ne pouvons
pas rester silencieuses devant de tels événements".
Dans ce "siècle de la Shoa", comme l’a appelé Jean Paul II, et moins de
50 ans après l’indiscible horreur de l’holocauste, poursuit l’appel, "les
chrétiens et tous les gens de bonne volonté sont bouleversés par les preuves inquiétantes de tels préjugés affleurant à la surface de nos cultures
actuelles. Il nous faut exprimer ce choc en continuant notre action résolue
dans tous les domaines de l’existence, pour assumer la justice pour toutes
les races, toutes les religions, tous les pays et pour faire régner l’harmonie entre les peuples".
Pour les Soeurs de N.-D. de Sion, "rien ne peut justifier l’antisémitisme, jamais, en aucun lieu, de la part de qui que ce soit". Jean Paul II,
développant l’enseignement de Vatican II sur les relations avec les religions non-chrétiennes (déclaration Nostra aetate), a condamné à plusieurs
reprises l’antisémitisme comme incompatible avec l’enseignement du Christ
et a dit, lors de sa visite en Australie, en octobre 1986, qu’il doit être
considéré comme un péché. Reprenant à son compte cette déclaration, la
Congrégation des religieuses de N.-D. de Sion appelle "toutes les personnes
de bonne volonté, spécialement le clergé, les professeurs et ceux qui informent l’opinion publique, à commencer ou à intensifier leur combat contre
ce virus persistant dans l’humanité". (apic/cip/pr)