Les Salésiens envisagent leur retour en Chine (020288)
Rome, 2février(APIC/CIP) Les Salésiens de Don Bosco envisagent sérieusement de pouvoir retourner un jour en Chine, pays d’ou ils ont été chassés à
l’arrivée au pouvoir de Mao Tsé Toung. C’est qu’a déclaré dans une interview à l’hebdomadaire catholique "Famiglia Cristiana" Don Gianni Sangalli,
recteur de la Basilique de Marie Auxiliatrice à Turin.
La société des Salésiens compte à l’heure actuelle 17.600 religieux actifs dans 95 pays, ou ils dirigent 800 oratoires, 1.300 écoles, 18 instituts universitaires, 299 pensionnats, 913 paroisses et 50 oeuvres d’assistance ou sont accueillis des jeunes en difficultés. Quant aux Salésiennes
(Filles de Marie Auxiliatrices), elles sont 16.700, qui travaillent dans
1.444 oeuvres.
Dans le domaine missionnaire, précise Don Gianni Sangalli, 3.000
Salésiens travaillent dans des zones de première évangélisation. De
nombreux membres de la société sont actifs dans le "Projet Afrique", dans
le cadre duquel travaillent 600 religieux et 300 religieuses. Le travail
d’évangélisation y va de pair avec la lutte contre la faim et l’éducation,
dans le respect des traditions des indigènes.
Un "Projet Chine"
Don Sangalli évoque une nouveauté, à savoir un futur "Projet Chine" qui
est pour les Salésiens un grand espoir. Le recteur majeur de la société,
Don Egidio Vigano, s’est rendu en Chine en août dernier. Les Salésiens ont
été chassés de ce pays à l’arrivée de Mao. Le recteur majeur a visité
Pékin, Canton et Shiu Chow, puis Macao et Hong Kong.
Il s’agissait d’un voyage informel. Il a permis à Don Vigano d’avoir des
contacts avec un représentant des 16 prêtres qui, à Pékin, forment l’Association patriotique catholique (on reproche à l’Eglise patriotique chinoise
d’être soumise au régime; elle ne reconnaît pas l’autorité de Rome). Il a
pu parler également avec quelques Salésiens restés en Chine, ou ils sont
contraints de vivre dans la clandestinité. Selon Don Sangalli, une dizaine
de Salésiens vivent dans ces conditions.
Don Sangalli exprime l’espoir que les disciples de Don Bosco puissent un
jour retourner en Chine, un pays que les évêques chinois, lors de leur premier synode tenu en 1924, ont confié à Marie Auxiliatrice. Cet espoir est
légitime, selon lui, en raison du grand respect pour la religion dont font
preuve les autorités chinoises. (apic/jt/be)