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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    passé... Le Care...

    Les restos du coeur en FRance ont distribué 27,5 millions de repas l’an

    Prêtre-Educateur, comment en arrive-t-on là?

    Il y a plusieurs raisons. Je suis missionnaire du Sacré-Coeur, je fais partie d’une communauté ou le plus démunis ont la priorité. Je crois que

    l’Eglise doit être engagée auprès des plus pauvres. Il est important qu’il

    existe une polyvaence. Que le prêtre puisse être à la foi engagé...moi

    j’essaie d’harmonie les deux choses. Je me trouve très à l’aise sur le terrain. et puis j’essaie d’harmoniser ma vie intérieure, ma vie de prière et

    de méditation, ma célébration eucharistique de chaque jour avec mon travail. Je trouve import!ant que le prêtre de pouvoir habiter dans un immeuble, de pouvoir partager la vie des gens.

    Le Care: il est né d’une réflexion des travailleurs sociaux de CariotasGenève, une réflexion aussi partagée par les protestants. Les professionnels de Caritas ont pensé que eux, qui étaient dans les bureaux... On est

    dans le domaine de la complémentarité. Je ne voudrais pas opposer une Eglise qui a une Eglise qui. Il y a une complémentarité, mais, dans notre vie,

    on essaie d’établir cette complémentarité entre une vie intérieure et une

    vie engagée. Bureaux... les travailleurs de Cartias ont donc estimé qu’il

    fallait créer un autre lieu d’accueil qui soit différent. alternatif, complémentaire à leur travail. Le Are à la dynamique que ces travailleurs ont

    voulu créer par rapport au fait d’être d’un un bureau et confronté à une

    réalité de bureau.

    Le Care: on partage queque chose. C’est un lieu de vie. les loisirs....

    et puis le repas. Tout est basé sur la rencontre. Sur la relation. C’est

    fondamental. On prend du temps pour se parler, pour partager, pour s’écouter. pour vivre quelque chose avec des personnes qui souvent n’ont pas la

    possibilité d’être écouté. Des personnes qui sont dsouvent rejetées, exclues, mises de côté, en raison de ceci ou de cela. Réflexion en 73, 74 et la

    réalisation en 75.

    J’avais personnellement mon cheminement personnel, j’avais fait deux ans

    de paroisse. Responsable de ce centre. 35 collaborateurs, dont cinq professionnels, formation sociale ou équivalente. On ne fait pas des activités

    pour produire, le CARE n’est pas un lieu de productivité.... ou alors ça

    l’est, mais dans le sens de la plus value des personnes au niveau qualitatif. On ne vend rien. On offre. But: les activités sont un support à la

    rencontre. La poterie, lesport, etc. On partage un momenmt enemble et les

    gens ont l’occasion de s’exprimer. La confiance s’établit à travers cela.

    Pas de dossier, on pose pas de question aux gens. On ne dmande pas les papiers. on ne leur demande rien.

    Qui vient au CARE? Des gens du quart monde.... V. Le pre Joseph Vresinski.

    Des personnes confrontées à des difficultés matérielles, souvent, le chômage, prte d’emploi, rupture affective, mal vécu, pertte de leur appartement,

    pas de chez soi. Un population très diversifiées. Des cabossés de la vie,

    comme dirait l’abvé Pierre. Des gens meutris, qui trébuchenmt, des gens

    confrontés à la solitude. Mais il y a des gens qui viennent au CARE qui

    sont momentanéement en panne. Deux trois semaines et on les revoit plus.

    D’autres restent restent un peu plus longtemps qui trouvent un boulot et ça

    ne tient pas. Il y a aussi des grns qui sont très confrontés à des problèmes multiples, acculés, découragés et qui se sont mis à boire. On a peu de

    toxicomanes, mais il y a en aussi. 80 à 100 personnes par jourpour les ativités et les repas. Pas d’hébergement. On travail là avec d’autres services.

    Herbergement, étape futur pour le CARE? On a déjà pensé. Il faudrait alors

    créer de nouvelles structures. Mais on y pense en collaboration avec Caritas. Cela pose problème. Crer notamment de nouveaux postes.

    Au CARE, tout est gratuit. A commencé par les repas. Professionnel: travail

    à mi-temps, l’après-midi. Une trentaine de bénévoles. Financement: pendant

    les 7 premières années: Caritas. D’abor 20 personnes, puis un peu plus et

    toujours plus, il a fallu élargir. Le CarE est pour moi une aventure

    d’amour. C’est passionnant. Il a pris une telle Ampleuré Nous avons fait

    appel à l’Etat, à la ville. Depuis 83, le financement est aussi assuré par

    la ville et l’Etat, mais aussi par la loterir Romande (150’000 francs)

    l’Office fédéral des assurancessociales, les principaux partenaires. Les

    Eglises, par des dons, l’Eglise catholique aussi fionance. Elle nous paie

    du reste une collaboratrice, une religieuse de Saint Vincent de Paul. Des

    dons. Cette année, on arrivera à 600’000 francs, l’an passé à 500’000

    francs. Par rapport à une institution classique... nous avons peu de salaires. Les gens reçoivent un peiti pécule, une contribution de 15 francs une

    fois par semaine, c’est symbolique, mais c’est en même temps pour eux Ils

    répondent, ces 15 fr, pour les uns à une présence, pour les autres à un

    travail. Les repas nous reviennent entre 5 et 7 francs. (80 à 100 repas).

    Comment les gens s’organisent. Ils doivent participer à une activité pour

    toucher leur 15 francs. Ils choississent leur activité Cela dépend des

    jours, dans la mesure ou les bénévole viennent selon leurs possibilités,

    certains un après-midi, d’autres 2, 3 ou 4.

    6 jours sur cette en hiver. de 14 à 18 heures. Si les gens ne veulent pas

    participer aux activités, ils viennent quand bon leur semble, pour voir des

    copains, manger... il y en a qui viennent aussi pour prendre des douches.

    Se raser, se laver.... même si beaucoup on leur appart. Il y a aussi des

    étrangers. Le nombre de personnes qui n’ont pas leur chez soi est important

    à Genève... 1000. 2000, 3000? Mais pour les gens du CARE, ils ont d’autres

    relais, armée du salut, foyés de nuit. etc. le bâteau genevère, on coordonne avec. On a aussi des mini entreprises, chez qui ont peur envoyer des

    gens pour travailler partiellement. A Genève, 10% de la population qui ont

    besoin d’une aide sociale. Chiffres articulés à Genève. Mais ce chiffre

    doit être en hausse maintenant. La population du CARE, c’est la pointe de

    l’iceberg. Des gens se balades dans la rue avec un sac. c’est leurs affaires.

    Les augmentations, le coùt de la vie, les assurent--- il y ade plus en plus

    de gens qui tombent. Guy Gelbert: un guide pour moi.

    De l’optimisme, encore, par rapport à la misère qui augmente? Les choses se

    gâtent. La situation peut devenir explosive. Comme le dit Guy Gilbert, je

    suis un vagabond de l’amour et de l’espérance, un jardinier de l’amour et

    de l’espérance. L’epérance qui en nous, elle est inaltérable. Il faut que

    cela reste, sinon on est plus efficace. Je pense qu’il est important de

    pouvoir garder... et c’est la là que la vie de prière, la vie intérieure

    devient indispsensemble pour le ressourcement personnel.

    Il y a des urgences, des moments de tensions. mais l’espérance, dan t

    tout cela, c’est fondamental. Et puis, aussi, il y a la solidarité. Tout,

    pour moi, repose sur notre force qui repose sur la qualitatif. Je parle de

    la force nucléaire de l’amour. Cette espérance, cet amour c’est cela. C’est

    pas palpable, c’est pas quantitatif, mais qualitatif.

    En 15 ans. Je ne vois pas de déception car tout ce que nous faisons est

    riche Les stistactions prédominent, elles sont quotidiennent. Il y a beaucoup de richesses chez ces gens... ils savent paretager le don de soi, de

    participation à la vie du groupe... desvaleurs... y compris artistiques

    qu’on découvre. On organisera une exposition au mois de mars. Tableaux, bijous, etc, faites par les gens du CARE. Le CARE? une cour des miracles. Un

    lieu de vie. Avec les échanges, les bénévoles, les relations....

    Une journée de l’abbé.

    Je vis tout sur une dynamique de provisoire.. Chaque jour est différent.

    Je célèbre la messe chaque jour, le temps de prière et de méditation chaque

    jour. C’est jamais tout fait à l’avance. A partir de 7h 7h 30, des télphones, un cas ou un autre, etc. Le matin: ma vie de prière, les célébrations,

    l’après-midi, le CARE. Je célèbre un sépulture, vais ensuite voir un gars

    en prison, un mariage. L’anti-routine. On essaie d’harmoniser sa vie à travers tout cela. Pas de place pour l’ennui, Il faut harmoniser la vie intérieure avec l’engagement sur le terrain. Jamais un au détriment de l’autre.

    Sous peine de cassure.

    Le dénominateur commun du CARE: la solitude. Ce que vous faites aux plus

    petites, c’est à moi que vous le faites. Il y a la personne du Christ rencontree à travers les plus démunis. Chaque jour est une remise en cause par

    rapport à notre vie.... c’est burinant, c’est riche et à creuser.

    Passionner par ton travail... l’abbé. Les restos du coeur. Le CARE,

    C’est un réel resto du coeur, le plus ancien aussi à mon avis. Mais le fait

    de donner des repas n’est pas suffisant. Nourrir n’est pas suffidsant. Il

    faut un encadrement, un appui, une relation, un temps de parole, d’échange,

    de convivialité qui entourent tout cela. Les gens ont aussi besoin d’une

    autre nourriture. Par le dialogue, par les activités. On essaie... que les

    gens pussent s’exprimer, être écoutés, entendus et pas jugés. Il y a une

    question de regard , de non jugment, de chaleur humaine, de relations, à

    travers les activités. C’est pas facile, on a aussi nos limites. On a pas

    toujours le temps de répondre à toutes les demandes.

    Le 95% et peut-être le 99% de travailleurs sociaux qui sont dans les bureaux, alors qu’il faUDRAIT UNE PROPORTION DE TRAVAILLEURS SOCIAUX PLUS

    COULE; POLUS SOUPLES; QUI SOIENT DANS DDEES LIEUX DIFFöRENTS; AVEC PLUs de

    movbilité, dans la rue..... L’administration? une barrière lorsqu’ils ont

    affaire à des gens en ddifficuéléts, avec aussi pafois peu de possibilités

    de ’sexprimer. On les renvoie d’un bureau à l’autre, remplir des papiers,

    on les sectorise, c’est saucissoné... Les barrières de l’administration rigides qui découragent plus qu’autre chose.

    Monique Minazio, bénévole, 3 ans au CARE.

    Bénévol, interview. Ce qui m’a poussé à venir ici? je me suis occup de réfugié il y a 10 ans. De tant à autres à la cusine, mais un peu partout.

    J’aime surtout être à la dispoistion des gens qui veulent parler. Etre disponible. Cela m’apporte énormément. Je pensais en venant que j’allais leur

    apporter queléque chose, mais pour finir ce sont eux qui m’apportent quelque chose, Une façon de voir les choses, d’avoir d’autres idées. La solitude. Un mot qui revient souvent. C’est la solitude qui frappe le plus. Les

    gens sont seuls, terriblement seuls.

    Qui est là aujourd’hui? Il y a des gens qui viennent régulièrement. Des

    jeunes, des personnes à l’AI. D’autress arrivent vers 16h, pour l’heure du

    repas. On prépare Noël, ce qui fait que d’autres activités sont un peu délaissées. La poterie est très prisée. Il y a même une coiffeuse. Des gens

    sont allés à la piscine. Des gens instables. Qui commencent un travai,.l et

    qui ne le terminent pas. POur certain, qui ont vécu des situation stellement difficile, lorsque quelque chose de bien se présente à eux, ça leur

    paraît trop bien et abandonnent. Ils ont peur d’assumer. Quel regard sur la

    société: une société d’abondance, mais aussi société d’inmtiolérance. Les

    gens ne sont pas tolérants les uns avec les autres. Un regard egoiste. Chacun pour soi. Comprendre l’autre n’est pas simple. Il faut être attentif,

    accueillant et disponible.

    Que demande la personne qui est ici. Qu’on la comprenne, qu’on l’écoute.

    On ne leur demande rien du tout, Ni leur nom, ni leur prénom, eux sentenet

    à un moment ou à un autre le besoin de se confier, de parler. Ils sont là,

    ils viennent. On nous dit ensuite on se sent bien. S’ils veulemnt parler,

    ilks parlent. Ce qu’ils veulent, la chaleur.

    Alain, animateur, jeune.

    10 mois que je travaille ici comme animateur. Je m’occupe des ateliers, Au

    dpéart, il y a la confiance. Quel est principal obstacle. Il faut d’abor

    respecter les gens, leur manière de voir les choses. Et petit à petit, se

    laisser approcher par eux. Lorsqu’eux pensent que c’est le bon moment, ilks

    vont venir. Tandis que si nous on les force, il vont immédiatement mettre

    la distance. A partir du moement ou ils viennent, à parler, à échnanger,

    là, ...

    Le suivi.... C’est un peu la structure du CARE, les gens viennent, ils vivent une période difficile. Un jour ils décident de s’en sortir, ou ils décident de plongder, de partir. Certains restent 2 semaines, 3 semaines et

    repartemnt. Ils von voir ailleirs. Mais il est vrai qu’on établi de trèes

    bons contacts avevec les gens.

    Cusinière... Gabrielle

    Le plus petit de nos services la plus petite des attentions, tout cela

    nous est rendu par une gentiesse, par un sourir, par un mot. Je ne voudrais

    pas d’un travail rémunéré, parce que là. on nous demande une certaine qualité, une certaine quantité de travail. Et comme on est payé...

    On voit ce qu’on a ailleurs, Ce travail revalorise tout. On réapprend un

    certain nombre de valeurs.

    Au menu, aujourd’hui, des spag, de la salades, un Yahourt, du pain, une

    boisson non alcolisée.

    Témoignage: Eric, ancien ramoneur, 40 ans.

    Je connais le CARE depuis le jour ou... problème d’argent, d’alcool, moral, affectif. Le CARE, on y rencontre des gens qui vivent aussi un problème. J’ai vécu une période vraiment difficile.... Les beaux jours vont revenir. Il faut être dans la dèche pour savoir ce que c’est. On a beau nous

    dire de faire comme ceci ou comme cela. Le CARE m’a énormément aidé. Le CARE, les gens, les penssionnaires--- ce sont des amis. Les amis que javais

    avant? j’ai coupé complètement les ponts. Ce qui m’aide ici, le contact.

    LOrsque qu’au début j’ai eu vraiement des problèmes, je mes suis retiré de

    la société. Je n’avais plus de contact. Puis j’ai découvert le CARE, alors

    que j’étais en pleine dépression, plus un centime dans la poche, mal dans

    ma peau. Ici, c’est aussi le dialogue que je trouve.

    Vient d’Yverdon, l’autre est français, Pascale, David.

    Connaît le CARE depuis 4 mois. Qu’est-ce qui vous apporte, le CERE? A

    manger. Un paquet, un autre, le lit et les vêtements. Dort ici ou là, le

    plus souvent dehors. Zone le matin, le CARE l’après-midi. Avant, j’étais

    téléphoniste. Des projets? Pas. Ce soir? On ne sait jamais avant.

    Le lit portable.

    Tiberius

    Son origine? Pa un mot. Comment il est arrivé ici? pas un mot. On sent

    que la vie ne l’a pas épargné. Langue: 7.

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