Les restos du coeur en FRance ont distribué 27,5 millions de repas l’an
Prêtre-Educateur, comment en arrive-t-on là?
Il y a plusieurs raisons. Je suis missionnaire du Sacré-Coeur, je fais partie d’une communauté ou le plus démunis ont la priorité. Je crois que
l’Eglise doit être engagée auprès des plus pauvres. Il est important qu’il
existe une polyvaence. Que le prêtre puisse être à la foi engagé...moi
j’essaie d’harmonie les deux choses. Je me trouve très à l’aise sur le terrain. et puis j’essaie d’harmoniser ma vie intérieure, ma vie de prière et
de méditation, ma célébration eucharistique de chaque jour avec mon travail. Je trouve import!ant que le prêtre de pouvoir habiter dans un immeuble, de pouvoir partager la vie des gens.
Le Care: il est né d’une réflexion des travailleurs sociaux de CariotasGenève, une réflexion aussi partagée par les protestants. Les professionnels de Caritas ont pensé que eux, qui étaient dans les bureaux... On est
dans le domaine de la complémentarité. Je ne voudrais pas opposer une Eglise qui a une Eglise qui. Il y a une complémentarité, mais, dans notre vie,
on essaie d’établir cette complémentarité entre une vie intérieure et une
vie engagée. Bureaux... les travailleurs de Cartias ont donc estimé qu’il
fallait créer un autre lieu d’accueil qui soit différent. alternatif, complémentaire à leur travail. Le Are à la dynamique que ces travailleurs ont
voulu créer par rapport au fait d’être d’un un bureau et confronté à une
réalité de bureau.
Le Care: on partage queque chose. C’est un lieu de vie. les loisirs....
et puis le repas. Tout est basé sur la rencontre. Sur la relation. C’est
fondamental. On prend du temps pour se parler, pour partager, pour s’écouter. pour vivre quelque chose avec des personnes qui souvent n’ont pas la
possibilité d’être écouté. Des personnes qui sont dsouvent rejetées, exclues, mises de côté, en raison de ceci ou de cela. Réflexion en 73, 74 et la
réalisation en 75.
J’avais personnellement mon cheminement personnel, j’avais fait deux ans
de paroisse. Responsable de ce centre. 35 collaborateurs, dont cinq professionnels, formation sociale ou équivalente. On ne fait pas des activités
pour produire, le CARE n’est pas un lieu de productivité.... ou alors ça
l’est, mais dans le sens de la plus value des personnes au niveau qualitatif. On ne vend rien. On offre. But: les activités sont un support à la
rencontre. La poterie, lesport, etc. On partage un momenmt enemble et les
gens ont l’occasion de s’exprimer. La confiance s’établit à travers cela.
Pas de dossier, on pose pas de question aux gens. On ne dmande pas les papiers. on ne leur demande rien.
Qui vient au CARE? Des gens du quart monde.... V. Le pre Joseph Vresinski.
Des personnes confrontées à des difficultés matérielles, souvent, le chômage, prte d’emploi, rupture affective, mal vécu, pertte de leur appartement,
pas de chez soi. Un population très diversifiées. Des cabossés de la vie,
comme dirait l’abvé Pierre. Des gens meutris, qui trébuchenmt, des gens
confrontés à la solitude. Mais il y a des gens qui viennent au CARE qui
sont momentanéement en panne. Deux trois semaines et on les revoit plus.
D’autres restent restent un peu plus longtemps qui trouvent un boulot et ça
ne tient pas. Il y a aussi des grns qui sont très confrontés à des problèmes multiples, acculés, découragés et qui se sont mis à boire. On a peu de
toxicomanes, mais il y a en aussi. 80 à 100 personnes par jourpour les ativités et les repas. Pas d’hébergement. On travail là avec d’autres services.
Herbergement, étape futur pour le CARE? On a déjà pensé. Il faudrait alors
créer de nouvelles structures. Mais on y pense en collaboration avec Caritas. Cela pose problème. Crer notamment de nouveaux postes.
Au CARE, tout est gratuit. A commencé par les repas. Professionnel: travail
à mi-temps, l’après-midi. Une trentaine de bénévoles. Financement: pendant
les 7 premières années: Caritas. D’abor 20 personnes, puis un peu plus et
toujours plus, il a fallu élargir. Le CarE est pour moi une aventure
d’amour. C’est passionnant. Il a pris une telle Ampleuré Nous avons fait
appel à l’Etat, à la ville. Depuis 83, le financement est aussi assuré par
la ville et l’Etat, mais aussi par la loterir Romande (150’000 francs)
l’Office fédéral des assurancessociales, les principaux partenaires. Les
Eglises, par des dons, l’Eglise catholique aussi fionance. Elle nous paie
du reste une collaboratrice, une religieuse de Saint Vincent de Paul. Des
dons. Cette année, on arrivera à 600’000 francs, l’an passé à 500’000
francs. Par rapport à une institution classique... nous avons peu de salaires. Les gens reçoivent un peiti pécule, une contribution de 15 francs une
fois par semaine, c’est symbolique, mais c’est en même temps pour eux Ils
répondent, ces 15 fr, pour les uns à une présence, pour les autres à un
travail. Les repas nous reviennent entre 5 et 7 francs. (80 à 100 repas).
Comment les gens s’organisent. Ils doivent participer à une activité pour
toucher leur 15 francs. Ils choississent leur activité Cela dépend des
jours, dans la mesure ou les bénévole viennent selon leurs possibilités,
certains un après-midi, d’autres 2, 3 ou 4.
6 jours sur cette en hiver. de 14 à 18 heures. Si les gens ne veulent pas
participer aux activités, ils viennent quand bon leur semble, pour voir des
copains, manger... il y en a qui viennent aussi pour prendre des douches.
Se raser, se laver.... même si beaucoup on leur appart. Il y a aussi des
étrangers. Le nombre de personnes qui n’ont pas leur chez soi est important
à Genève... 1000. 2000, 3000? Mais pour les gens du CARE, ils ont d’autres
relais, armée du salut, foyés de nuit. etc. le bâteau genevère, on coordonne avec. On a aussi des mini entreprises, chez qui ont peur envoyer des
gens pour travailler partiellement. A Genève, 10% de la population qui ont
besoin d’une aide sociale. Chiffres articulés à Genève. Mais ce chiffre
doit être en hausse maintenant. La population du CARE, c’est la pointe de
l’iceberg. Des gens se balades dans la rue avec un sac. c’est leurs affaires.
Les augmentations, le coùt de la vie, les assurent--- il y ade plus en plus
de gens qui tombent. Guy Gelbert: un guide pour moi.
De l’optimisme, encore, par rapport à la misère qui augmente? Les choses se
gâtent. La situation peut devenir explosive. Comme le dit Guy Gilbert, je
suis un vagabond de l’amour et de l’espérance, un jardinier de l’amour et
de l’espérance. L’epérance qui en nous, elle est inaltérable. Il faut que
cela reste, sinon on est plus efficace. Je pense qu’il est important de
pouvoir garder... et c’est la là que la vie de prière, la vie intérieure
devient indispsensemble pour le ressourcement personnel.
Il y a des urgences, des moments de tensions. mais l’espérance, dan t
tout cela, c’est fondamental. Et puis, aussi, il y a la solidarité. Tout,
pour moi, repose sur notre force qui repose sur la qualitatif. Je parle de
la force nucléaire de l’amour. Cette espérance, cet amour c’est cela. C’est
pas palpable, c’est pas quantitatif, mais qualitatif.
En 15 ans. Je ne vois pas de déception car tout ce que nous faisons est
riche Les stistactions prédominent, elles sont quotidiennent. Il y a beaucoup de richesses chez ces gens... ils savent paretager le don de soi, de
participation à la vie du groupe... desvaleurs... y compris artistiques
qu’on découvre. On organisera une exposition au mois de mars. Tableaux, bijous, etc, faites par les gens du CARE. Le CARE? une cour des miracles. Un
lieu de vie. Avec les échanges, les bénévoles, les relations....
Une journée de l’abbé.
Je vis tout sur une dynamique de provisoire.. Chaque jour est différent.
Je célèbre la messe chaque jour, le temps de prière et de méditation chaque
jour. C’est jamais tout fait à l’avance. A partir de 7h 7h 30, des télphones, un cas ou un autre, etc. Le matin: ma vie de prière, les célébrations,
l’après-midi, le CARE. Je célèbre un sépulture, vais ensuite voir un gars
en prison, un mariage. L’anti-routine. On essaie d’harmoniser sa vie à travers tout cela. Pas de place pour l’ennui, Il faut harmoniser la vie intérieure avec l’engagement sur le terrain. Jamais un au détriment de l’autre.
Sous peine de cassure.
Le dénominateur commun du CARE: la solitude. Ce que vous faites aux plus
petites, c’est à moi que vous le faites. Il y a la personne du Christ rencontree à travers les plus démunis. Chaque jour est une remise en cause par
rapport à notre vie.... c’est burinant, c’est riche et à creuser.
Passionner par ton travail... l’abbé. Les restos du coeur. Le CARE,
C’est un réel resto du coeur, le plus ancien aussi à mon avis. Mais le fait
de donner des repas n’est pas suffisant. Nourrir n’est pas suffidsant. Il
faut un encadrement, un appui, une relation, un temps de parole, d’échange,
de convivialité qui entourent tout cela. Les gens ont aussi besoin d’une
autre nourriture. Par le dialogue, par les activités. On essaie... que les
gens pussent s’exprimer, être écoutés, entendus et pas jugés. Il y a une
question de regard , de non jugment, de chaleur humaine, de relations, à
travers les activités. C’est pas facile, on a aussi nos limites. On a pas
toujours le temps de répondre à toutes les demandes.
Le 95% et peut-être le 99% de travailleurs sociaux qui sont dans les bureaux, alors qu’il faUDRAIT UNE PROPORTION DE TRAVAILLEURS SOCIAUX PLUS
COULE; POLUS SOUPLES; QUI SOIENT DANS DDEES LIEUX DIFFöRENTS; AVEC PLUs de
movbilité, dans la rue..... L’administration? une barrière lorsqu’ils ont
affaire à des gens en ddifficuéléts, avec aussi pafois peu de possibilités
de ’sexprimer. On les renvoie d’un bureau à l’autre, remplir des papiers,
on les sectorise, c’est saucissoné... Les barrières de l’administration rigides qui découragent plus qu’autre chose.
Monique Minazio, bénévole, 3 ans au CARE.
Bénévol, interview. Ce qui m’a poussé à venir ici? je me suis occup de réfugié il y a 10 ans. De tant à autres à la cusine, mais un peu partout.
J’aime surtout être à la dispoistion des gens qui veulent parler. Etre disponible. Cela m’apporte énormément. Je pensais en venant que j’allais leur
apporter queléque chose, mais pour finir ce sont eux qui m’apportent quelque chose, Une façon de voir les choses, d’avoir d’autres idées. La solitude. Un mot qui revient souvent. C’est la solitude qui frappe le plus. Les
gens sont seuls, terriblement seuls.
Qui est là aujourd’hui? Il y a des gens qui viennent régulièrement. Des
jeunes, des personnes à l’AI. D’autress arrivent vers 16h, pour l’heure du
repas. On prépare Noël, ce qui fait que d’autres activités sont un peu délaissées. La poterie est très prisée. Il y a même une coiffeuse. Des gens
sont allés à la piscine. Des gens instables. Qui commencent un travai,.l et
qui ne le terminent pas. POur certain, qui ont vécu des situation stellement difficile, lorsque quelque chose de bien se présente à eux, ça leur
paraît trop bien et abandonnent. Ils ont peur d’assumer. Quel regard sur la
société: une société d’abondance, mais aussi société d’inmtiolérance. Les
gens ne sont pas tolérants les uns avec les autres. Un regard egoiste. Chacun pour soi. Comprendre l’autre n’est pas simple. Il faut être attentif,
accueillant et disponible.
Que demande la personne qui est ici. Qu’on la comprenne, qu’on l’écoute.
On ne leur demande rien du tout, Ni leur nom, ni leur prénom, eux sentenet
à un moment ou à un autre le besoin de se confier, de parler. Ils sont là,
ils viennent. On nous dit ensuite on se sent bien. S’ils veulemnt parler,
ilks parlent. Ce qu’ils veulent, la chaleur.
Alain, animateur, jeune.
10 mois que je travaille ici comme animateur. Je m’occupe des ateliers, Au
dpéart, il y a la confiance. Quel est principal obstacle. Il faut d’abor
respecter les gens, leur manière de voir les choses. Et petit à petit, se
laisser approcher par eux. Lorsqu’eux pensent que c’est le bon moment, ilks
vont venir. Tandis que si nous on les force, il vont immédiatement mettre
la distance. A partir du moement ou ils viennent, à parler, à échnanger,
là, ...
Le suivi.... C’est un peu la structure du CARE, les gens viennent, ils vivent une période difficile. Un jour ils décident de s’en sortir, ou ils décident de plongder, de partir. Certains restent 2 semaines, 3 semaines et
repartemnt. Ils von voir ailleirs. Mais il est vrai qu’on établi de trèes
bons contacts avevec les gens.
Cusinière... Gabrielle
Le plus petit de nos services la plus petite des attentions, tout cela
nous est rendu par une gentiesse, par un sourir, par un mot. Je ne voudrais
pas d’un travail rémunéré, parce que là. on nous demande une certaine qualité, une certaine quantité de travail. Et comme on est payé...
On voit ce qu’on a ailleurs, Ce travail revalorise tout. On réapprend un
certain nombre de valeurs.
Au menu, aujourd’hui, des spag, de la salades, un Yahourt, du pain, une
boisson non alcolisée.
Témoignage: Eric, ancien ramoneur, 40 ans.
Je connais le CARE depuis le jour ou... problème d’argent, d’alcool, moral, affectif. Le CARE, on y rencontre des gens qui vivent aussi un problème. J’ai vécu une période vraiment difficile.... Les beaux jours vont revenir. Il faut être dans la dèche pour savoir ce que c’est. On a beau nous
dire de faire comme ceci ou comme cela. Le CARE m’a énormément aidé. Le CARE, les gens, les penssionnaires--- ce sont des amis. Les amis que javais
avant? j’ai coupé complètement les ponts. Ce qui m’aide ici, le contact.
LOrsque qu’au début j’ai eu vraiement des problèmes, je mes suis retiré de
la société. Je n’avais plus de contact. Puis j’ai découvert le CARE, alors
que j’étais en pleine dépression, plus un centime dans la poche, mal dans
ma peau. Ici, c’est aussi le dialogue que je trouve.
Vient d’Yverdon, l’autre est français, Pascale, David.
Connaît le CARE depuis 4 mois. Qu’est-ce qui vous apporte, le CERE? A
manger. Un paquet, un autre, le lit et les vêtements. Dort ici ou là, le
plus souvent dehors. Zone le matin, le CARE l’après-midi. Avant, j’étais
téléphoniste. Des projets? Pas. Ce soir? On ne sait jamais avant.
Le lit portable.
Tiberius
Son origine? Pa un mot. Comment il est arrivé ici? pas un mot. On sent
que la vie ne l’a pas épargné. Langue: 7.