Les réfugiés de l’Allemagne de l’Est, image (170989)
Rome, 17septembre(APIC) L’Osservatore romano consacre, dans sa rubrique
Acta diurna, un article aux réfugiés de l’Allemagne de l’Est. Le journal du
Vatican relève à ce sujet qu’il faut élargir le regard et penser aux autres
peuples "à la recherche d’un foyer" : "Au Liban martyrisé, à la Terre Sainte, à l’Afghanistan, à l’Afrique du Sud de l’apartheid, au Cambodge, aux
innombrables camps de réfugiés, de prisonniers, d’affamés, de discriminés
pour des motifs ethniques ou idéologiques".
L’article souligne également que cet exode "reporte avec force aux antécédents dramatiques du rideau de fer, des injustices et des angoisses qu’il
a semé pendant des années". L’aspect humain, par exemple la réunion des familles, prévaut sur les aspects politiques de l’Allemagne de l’Est, déclare
l’Osservatore romano.
Dans l’élargissement du regard que cet exode impose, une attention particulière est demandée pour les boat people. "Le monde doit savoir que les
boat people existent encore", déclare le journal du Vatican. C’est
pourquoi, il relève qu’il est juste que nous reconnaissions dans les visages des réfugiés allemands tous les peuples à la recherche d’un foyer. S’en
charger, conclut-il, est une obligation des chrétiens et des hommes, et est
une manière pour vérifier si, quand on parle de l’indivisible famille humaine et à plus forte raison de maison européenne on fait un discours sérieux.
Un deuxième article de la même rubrique est consacré aux événements polonais. L’Osservatore romano y relève que la Pologne commence à vivre concrétement une nouvelle page de son histoire. Il met l’accent sur le fait
que "ce nouveau chemin ne représente pas seulement l’espoir, mais est en
même temps plein de difficultés, de problèmes de toutes sortes." L’article
déclare que "la Pologne, qui a déjà surpris le monde avec l’invention pacifique et tout à fait inédite de Solidarité, est appelée, non seulement pour
elle-même, mais aussi pour le monde, à démontrer aussi dans le domaine de
la gestion politique il n’y a pas d’espérance qui soit dès le départ condamnée au naufrage". (apic/jt/bd)