Léon XIV a demandé que les laïcs et les femmes collaborent à la formation des futurs prêtres. Le pape s’est exprimé ainsi en recevant, le 25 juillet 2025, des formateurs et des religieux xavériens.
De retour de ses vacances à Castel Gandolfo depuis le 24 juillet au soir, Léon XIV a reçu le vendredi 25 les participants au cours pour formateurs dans les séminaires promu par l’Athénée pontifical Regina Apostolorum, ainsi que les membres du Chapitre général des religieux xavériens – congrégation missionnaire fondée en Italie à la fin du XIXe siècle et présente dans une vingtaine de pays sur le globe.
Dans son discours, Léon XIV a exhorté à «revenir à [la] participation de tous les baptisés» à la mission, comme dans les premiers siècles de l’Église où cela «allait de soi». «Aujourd’hui, nous ressentons avec force [cette] nécessité», a-t-il insisté. Il se place ainsi dans la ligne de son prédécesseur François qui a lancé le Synode sur la synodalité dans le but d’inclure et d’impliquer davantage les fidèles dans la vie de l’Église.
Un «travail constant» sur soi-même
Le sacerdoce ordonné ne doit pas être vécu dans «une perspective de supériorité» mais est «au service de cette mission partagée par tous». Le pontife a demandé aux formateurs d’aider les prêtres à «ne pas se considérer comme des chefs solitaires». La préparation des séminaristes doit être «immergée dans la réalité du Peuple de Dieu et s’accomplir avec la contribution de tous ses membres: prêtres, laïcs et consacrés, hommes et femmes».
Le pape a aussi rappelé aux prêtres qu’ils étaient choisis par Dieu «sans aucun mérite et par pure grâce». Il les a incités à réaliser «un travail constant» sur eux-mêmes, en regardant aussi leurs «zones d’ombre» et en laissant tomber leurs «masques».
Souhaitant entre les prêtres «une fraternité effective et affective», Léon XIV les a appelés à lutter contre «l’individualisme et la soif de surpasser les autres, qui nous transforme en concurrents». «En principe, je pense que tout le monde est d’accord sur ce point, mais dans la réalité, il reste encore beaucoup de chemin à faire», a glissé le pape. (cath.ch/imedia/ak/rz)