Les oeuvres d’entraide chrétiennes de Suisse, de France (150392)
Bâle, 15 mars(APIC) Un service religieux oecuménique au Münster de Bâle
dimanche après-midi a été le point culminant du jour de solidarité avec
l’Amérique latine. Cette journée était organisée par les oeuvres d’entraide
suisses "Action de Carême" et "Pain pour le Prochain" auxquelles s’étaient
jointes les organisations soeurs. Pour la France, le "Comité contre la Faim
et pour le Développement" (CCFD) et pour l’Allemagne, "Misereor". Au centre
de la fête, la présence du chemin de croix peint par le Prix Nobel de la
Paix, l’argentin Adolfo Perez Esquivel, a donné une note évangélique à cette célébration. Ce chemin de croix a motivé tous les participants sur la
réalité ancienne et actuelle des peuples d’Amérique d’Amérique latine.
Un groupe musical argentin a enrichi la liturgie de la fête. Ce groupe a
joué la musique d’Amanda Guerreno de Esquivel, l’épouse du prix Nobel. A
coté de Mgr Otto Wüst, évêque de Bâle, avaient pris place Mgr Otto Saier,
évêque de Fribourg en Brisgau ainsi que Mgr Charles Amarin Brand, évêque de
Strasbourg. Les représentants des Eglises protestantes des trois pays limitrophes étaient aussi présents. Toute l’assemblée a été saluée par le
président du Conseil des Eglises protestantes de Bâle, Theophil Schubert.
Lors du service divin, Adolfo Esquivel a fait une méditation sur le thème:
"500 ans de l’Amérique latine - Les Indiens, les femmes et les enfants en
route avec le Christ".
Adolfo Esquivel en parlant du passé, a évoqué la réalité de la conquête:
la croix et l’épée sont venues ensemble. Elles ont été considérées comme
une même chose! Aujourd’hui encore l’Amérique latine vit le chemin de
croix. Dans ce lien, Esquivel a parlé des masses des paysans sans terre et
leur cris: "Qui a acheté la terre de Dieu?" La terre a été arrachée aux
hommes: Mais Adolfo Esquivel a parlé aussi des chemins de la libération et
des hommes qui ont partagé dans un sens fraternel et oecuménique la foi et
l’engagement pour les pauvres et les plus démunis.
Marga Bührig, du Conseil oeuménique des Eglises, a répondu en tant
qu’européenne aux déclarations du prix Nobel de la paix, en développant le
thème: "Notre solidarité avec l’Amérique latine et nos manquements". Elle a
affirmé qu’il est difficile pour elle de célébrer aujourd’hui la victoire
des Espagnols et des Portugais avec la bénédiction de l’Eglise. Car il y a
500 ans, cette victoire a écrasé des peuples entiers. Elle a fait allusion
au rassemblement oecuménique européen "Justice et Paix", en mai 1989 à Bâle
et l’engagement pris alors par les chrétiens pour une véritable conversion.
Elle a conclu en s’adressant aux peuples d’Amérique latine: "Pardonnez-nous
notre part de péché et laissez-nous marcher ensemble sur le chemin qui nous
conduira à la vie pour tous". (apic/oe/ba)