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    Brésil: Les occupants illégaux de terres en Amazonie resteront impunis

    Les occupants illégaux de terres en Amazonie resteront impunis

    Brasilia, 3 juillet 2009 (Apic) Les occupants illégaux de terres en Amazonie resteront impunis, s’inquiètent les organisations de sauvegarde de l’environnement, à la suite de l’approbation d’une nouvelle loi destinée à régulariser les terres occupées dans le Poumon de la planète.

    Cette loi a été promulguée par le président Luiz Ignácio Lula da Silva, à l’exception d’un des passages les plus controversés, à l’issue d’un long et houleux débat parlementaire dominé par lesdits ruralistes (à savoir le front des propriétaires terriens).

    Officiellement rédigée au profit des petits producteurs qui exploitent directement les ressources forestières afin de renforcer la lutte contre le déboisement et mettre fin aux conflits sur la possession de la terre, la loi en question permet également aux particuliers qui occupaient des lots en Amazonie avant le 1er décembre 2004 de se voir conférer un titre de propriété.

    Les terrains s’étendant jusqu’à 100 hectares seront ainsi attribués aux occupants illégaux sans aucun remboursement de leur part tandis qu’un versement symbolique suffira pour les étendues de 100 à 400 hectares et que les lots de 400 à 1500 hectares seront vendus à prix de marché.

    Tous les domaines supérieurs à 1’500 hectares pourront être vendus par leurs propriétaires au bout de trois ans, et non pas 10, tel que l’avaient requis les environnementalistes. La disposition vise à "régulariser les terres à un coût très bas en promouvant le modèle culturel selon lequel occuper illégalement des terres vaut la peine.

    Le propriétaire disposera en outre de 30 ans pour payer son dû, une somme qui se transforme de facto en une espèce de subvention", déplore Paulo Barreto, expert de l’Institut de l’Homme et de l’Environnement de l’Amazonie (Imazom), selon lequel le seul aspect positif de la norme réside dans la régularisation des terres amazoniennes, ce qui devrait permettre au gouvernement de se montrer plus efficace pour sanctionner les responsables de la déforestation. "Mais le plus important, maintenant, c’est d’accorder la plus grande attention aux terres non encore occupées, surtout à un moment où l’on promet de nouveaux investissements dans les infrastructures en élargissant l’accès à l’Amazonie", poursuit l’expert de l’Imazom.

    Nombreuses sont les organisations environnementalistes, de Greenpeace au Wwf, qui ont promu une campagne massive en sollicitant et obtenant de Lula son veto à l’article 7 du projet de loi qui aurait autorisé le transfert de terres publiques à des entreprises privées pour des "explorations indirectes". (apic/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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