Les objecteurs de conscience doivent (220192)
Le diocèse de Bâle offre 22 places de travail
Soleure, 22 janvier(APIC) Une partie des objecteurs de conscience suisses
pourront, dès le 1er août de cette année, accomplir un travail utile à la
société plutôt que de purger leur peine en prison. Dans le diocèse de Bâle,
de petites institutions d’Eglise ont offert 22 places de travail pour accueillir des citoyens qui ne peuvent en conscience servir leur pays dans
l’armée, affirme mardi un communiqué de l’Ordinariat du diocèse de Bâle.
Caritas Suisse est prête, elle aussi, à offrir des emplois à des objecteurs.
Celui qui ne peut accomplir, pour des motifs éthiques, son service militaire et prend donc la décision d’objecter, peut d’après la loi du 2 juin
1991 (projet Barras), être soumis à "une astreinte au travail" plutôt qu’à
une peine d’emprisonnement. A l’initiative d’un de ses membres, le Conseil
pastoral du diocèse de Bâle est intervenu à ce sujet pour que des tâches
utiles soient proposées aux objecteurs. Au cours des derniers mois, un
groupe de travail a demandé à 33 organisations d’Eglise si elles étaient
prêtes à employer des objecteurs de conscience. 22 places de travail ont
ainsi été offertes par des petites institutions ecclésiales. Interrogée
mercredi sur ce sujet, Caritas Suisse souhaite engager des hommes qui puissent accomplir un travail volontaire auprès des paysans de montagne ou dans
des foyers qui accueillent des requérants d’asile.
Garantir la liberté de croyance et de conscience
Le fait que l’on supprime les peines de prison, pour une partie du moins
des objecteurs, est salué comme un progrès par le Conseil pastoral du diocèse de Bâle. Les jeunes condamnés et leurs parents se sentent soulagés.
Cette évolution de la situation doit contribuer à ce que "la liberté de
croyance et de conscience dans notre pays puisse aussi être garantie par
l’introduction d’un service civil", indique le communiqué.
En arrière fond de l’enquête, il y a l’arrêté du Conseil fédéral sur le
service civil du 15 janvier 1992 qui prévoit d’utiliser les objecteurs de
conscience dans les services de santé et de sauvetage, d’assistance sociale, de protection de la nature et de l’environnement, d’aide aux paysans de
montagne ou en cas de catastrophes. Les institutions qui veulent employer
des objecteurs doivent définir des contrats-cadres avec les offices du travail des cantons. Pour chaque engagement un contrat individuel doit être
signé. Dès le 1er août 1992 les premiers engagements pourront commencer.
(apic/gs/ba)