Les nouveaux statut de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP), adoptés samedi à une très large majorité lors du 19ème Congrès mondial à l’Université de Fribourg, permettent désormais à des non catholiques de devenir membres de l’organisatio
APIC: Comment allez-vous répondre aux réserves émises par l’archevêque John P. Foley, président du Conseil pontifical pour les communications sociales au Vatican ?
Ismar: Il faut négocier avec le Vatican, car l’UCIP étant une association regroupant principalement des laïcs et des professionnels des médias: elle doit cheminer sur la frontière entre l’Eglise et la société. Les statuts adoptés samedi doivent être reconnus par le Saint-Siège parce que l’UCIP est une organisation internationale catholique (OIC). Ils maintiennent le caractère catholique de l’organisation, mais il est nécessaire d’avancer dans le dialogue avec les autres communautés et la société, suivant en cela les sollicitations de Jean Paul II.
APIC: Pensez-vous que l’on peut résoudre ce problème sans conflit ?
Ismar: Certainement, car l’attitude du Conseil pontifical pour la communication sociale n’est pas fermée. La publication de l’instruction pastorale "Aetatis Novae" sur les communications sociales (mars 1992) nous a ouvert de nouveaux horizons, des chemins de dialogue avec la société. Lors de ce Congrès de l’UCIP, nous avons eu de nombreuses discussions sur le dialogue interculturel. Je pense que c’est justement le rôle de l’UCIP de s’engager dans ce dialogue et de s’ouvrir à tous les hommes de bonne volonté, tout en préservant le caractère catholique de l’organisation.
APIC: Au Brésil, vous faites déjà l’expérience de l’œcuménisme au sein de l’UCIP.
Ismar: L’UCIP au Brésil est représentée par l’UCBC. L’Union chrétienne de communication sociale regroupe depuis le début des années 70 non seulement des communicateurs catholiques, mais également des collègues issus des Eglises protestantes historiques. Elle est reconnue par la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB). Depuis cette époque, tous les présidents de l’UCBC ont été des catholiques, mais nous avons toujours pu compter sur la présence de protestants dans la direction. Actuellement, notre vice-président est un luthérien, et nous n’avons jamais eu de problèmes. C’est d’ailleurs l’UCBC qui a organisé le Congrès mondial de l’UCIP à Campos de Jordao, en 1992. La collaboration œcuménique au sein même de l’UCIP a déjà fait ses preuves. (apic/be)