Les moniales schismatiques du monastère des clarisses de Belorado sont parvenues à obtenir un nouveau report de leur expulsion de leur couvent exigé par l'archidiocèse de Burgos, propriétaire des lieux. Fixé au 3 octobre 2025, le dernier délai a de nouveau été prolongé après de nouvelles plaintes des religieuses rebelles.
Après avoir pris connaissance d'un nouveau report de l'ordre d'expulsion des anciennes religieuses clarisses, l'archevêque de Burgos, Mgr Mario Iceta, a déposé une demande d'exécution provisoire du jugement du tribunal de première instance condamnant le groupe d'anciennes religieuses à libérer et laisser à la disposition de la partie plaignante le bien immobilier susmentionné, sous peine d'expulsion si elles ne le font pas volontairement, rapporte l’agence catholique aciprensa. Il dénonce les manœuvres dilatoires des schismatiques.
Déjà reportée à quatre reprises
Dans un communiqué, Mgr Iceta souligne que tout au long de cette procédure judiciaire, la date de départ des anciennes religieuses du monastère de Belorado a déjà été reportée à quatre reprises.
La première fois en janvier 2025, la procédure a été suspendue «en raison de la difficulté à notifier en temps et en heure à toutes les anciennes religieuses la convocation à l'audience préliminaire». En mars 2025, une nouvelle date a été fixée, le 10 juin. Cette deuxième date a été suspendue en raison de la tentative de récusation de la juge par les schismatiques.
La récusation de la juge ayant été rejetée par la Cour provinciale de Burgos, une troisième date d'expulsion a été fixée au 12 septembre. Mais le 31 juillet, le tribunal a accepté une autre demande de report de l'expulsion, fixant la date au 3 octobre. Cette quatrième date elle aussi été reportée le 30 septembre en raison d'un nouveau recours formé par les anciennes religieuses.
Les clarisses dissidentes ont engagé une bataille juridique contre l'Église catholique pour rester dans leur monastère après avoir abjuré la foi catholique en adhérant à un manifeste sédévacantiste en mai 2024. Après une procédure canonique, elles ont été excommuniées en juin de la même année en raison de leur refus d’obéissance.
En septembre 2024, le pape François a nommé Mgr Iceta commissaire pontifical chargé de résoudre l'affaire. Un an plus tard la bataille continue. (cath.ch/acip/mp)