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    Inde: Victoire des fondamentalistes hindous lors d'élections provinciales

    Les minorités religieuses inquiètes de la montée en puissance du BJP

    New Delhi, 9 décembre 2013 (Apic) Les résultats définitifs des élections législatives dans trois Etats indiens ont confirmé, le 8 décembre 2013, la victoire du parti nationaliste hindou, le "Bharatiya Janata Party" (BJP). La montée en puissance du parti, accusé d'être lié à des groupes fondamentalistes violents, inquiète les minorités religieuses du pays, notamment les chrétiens.

    Le BJP a remporté la majorité absolue des sièges dans les assemblées législatives du Rajasthan, du Madhya Pradesh, et du Chhattisgarh, trois grands Etats de l'Inde. Les résultats, significatifs, confirment le déclin du Parti du Congrès (INC), actuellement au pouvoir dans le pays.

    "Nous sommes inquiets parce que nous ne savons pas comment le BJP va traiter les minorités", explique un responsable chrétien indien cité par l'agence d'information catholique "AsiaNews".

    La "menace" Modi

    Le BJP, principal parti d'opposition, a récemment désigné le tenant de la ligne dure, Narendra Modi, comme candidat au poste de Premier ministre pour les élections générale de mai 2014. Pour certains observateurs l'élection de l'extrémiste hindou serait une menace pour la liberté religieuse.

    Narendra Modi est en outre un ancien militant du «Rashtriya Sawayamsevak Sangh» (RSS), l'une des organisations hindoues les plus actives, radicales et violentes.

    Le BJP, connu pour son soutien aux groupes tels que le RSS, milite pour un Etat «100% hindou». Un sondage réalisé en octobre dernier donne sa coalition en tête, avec de 187 à 195 sièges potentiels au Lok Sabha, le Parlement indien. La coalition de son principal adversaire, le Parti du Congrès (INC), est créditée de 134 à 142 sièges.

    L'INC a encore six mois pour réagir

    Modi est relativement populaire dans la société indienne, notamment pour avoir fait du Gujarat, l'Etat qu'il gouverne depuis 2001, l'un des plus riches du pays. Il est néanmoins critiqué, également au sein de son parti, pour le rôle ambigu qu'il a joué dans les violences entre musulmans et hindous qui ont ensanglanté l'Etat du Gujarat en 2002. Des pogroms anti-musulmans avaient fait près de 2'000 victimes. Narendra Modi est accusé par certains d'avoir provoqué les violences et de n'avoir rien fait pour les arrêter.

    "L'INC a encore six mois pour réagir à sa défaite dans les élections provinciales, relève la source chrétienne d'AsiaNews. L'incapacité du parti à comprendre l'exaspération de la population face à la corruption a compté dans les résultats". Pour le chrétien, le manque de communication du parti et l'amertume des gens face à une inflation galopante expliquent aussi le déclin de la formation politique créée par Gandhi. (apic/asian/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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