Rome, 17 avril (APIC/CIP) Jean Paul II a reçu en audience le 15 avril les
évêques du Mozambique, dans le cadre de leur visite quinquennale au Siège
de Pierre. Dans son discours, le pape, qui doit se rendre au Mozambique en
septembre prochain, a rappelé que l’Eglise de ce pays vit beaucoup de
souffrances.
Jean Paul II a encouragé les évêques à persévérer à témoigner du message
du Christ auprès des populations pauvres et dans le besoin. Il les a exhortés à prendre en compte avant tout les valeurs spirituelles et morales,
valeurs "qui paraissent dégradées dans la population en raison de la situation d’insécurité et de profonds bouleversements au plan social".
Une première valeur, suprême et sacrée, a ajouté Jean Paul II, est celle
de la vie humaine, qui est très souvent menacée par une mentalité de violence et de malaise. Cette mentalité à des répercussions sur la famille,
l’école, le travail, a indiqué le pape, invitant les prélats à analyser les
causes de la situation. La plus connue est le conflit dans lequel se débat
le pays, qui sème "la mort, la désolation, la pénurie, le dénuement et diverses autres formes de souffrance qui finissent par devenir des maux endémiques". Le pape a cité sa récente encyclique sur le développement, ou il
affirme que les pays qui ont récemment acquis leur indépendance ont besoin
d’une aide efficace et désintéressée de la part des nations riches. Cellesci sont d’ailleurs impliquées dans les conflits idéologiques qui divisent
le pays et l’empêchent d’arriver à une identité propre, à l’indépendance et
à la sécurité, comme à la jouissance des biens qui sont destinés à toute la
famille humaine.
Le pape a aussi attiré l’attention sur le problême des réfugiés et invité à s’interroger sur le commerce des armes, qui se poursuit bien que les
besoins de première nécessité ne sont toujours pas satisfaits.
Il a encore parlé de la famille, qui subit les conséquences de toutes
ces difficultés, et en particulier des jeunes, qui sont l’avenir de la nation. "On peut les aider, a-t-il indiqué, par la redécouverte de la Bonne
Nouvelle de Jésus."
Enfin, Jean Paul II a demandé aux évêques de s’occuper des vocations et
de veiller à une bonne formation du clergé et à un engagement accru des
laïcs. (apic/cip/bd)