Les évêques catholiques de Floride ont exhorté le gouverneur Ron DeSantis à suspendre les exécutions de deux condamnés à mort prévues les 9 et 18 décembre 2025. Mark Geralds doit être exécuté pour un meurtre commis en 1989 et Frank Walls pour un meurtre perpétré en 1987.
Dans des lettres adressées à Ron DeSantis, le directeur exécutif de la Conférence des évêques catholiques de Floride, appelle le gouverneur à suspendre les deux exécutions et à commuer les deux peines en réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Le message reconnaît le devoir de l'État de punir les délinquants pour leurs crimes graves, mais supplie le gouverneur d'épargner leur vie, rapporte le site catholique osv news.
«Punir par l'emprisonnement à vie ne minimise pas l'atrocité » de leurs crimes. Il s'agit plutôt de reconnaître avec respect que Dieu est l'auteur de la vie et de lui réserver le droit de prendre la vie humaine, sauf dans les cas où il est impossible de préserver autrement le bien commun.”
Les fidèles catholiques et les membres de la communauté se rassembleront dans plusieurs endroits de Floride pour prier pour les condamnés, pour les familles de leurs victimes et pour DeSantis. Depuis 1976, l'État de Floride a exécuté 123 condamnés. Au 21 novembre 2025, 253 condamnés attendaient leur exécution dans le couloir de la mort.
Enseignement de l'Église contre la peine capitale
Le magistère officiel de l'Église catholique s'oppose à l'utilisation de la peine capitale, qu'il juge incompatible avec le caractère sacré inhérent à la vie humaine, et plaide en faveur de son abolition dans le monde entier.
Le pape François a révisé le Catéchisme de l'Église catholique en 2018 (no 2267)afin de clarifier l'enseignement selon lequel la peine capitale est moralement «inadmissible» eet contraire à la dignité humaine. Dans son encyclique Fratelli Tutti de 2020, le pape François a repris le jugement de Jean Paul II, déclarant que “la peine de mort est inadéquate d'un point de vue moral et n'est plus nécessaire du point de vue de la justice pénale ».
Une dizaine d'années avant de devenir le pape Léon XIV, Robert Prevost avait également élevé la voix en faveur de l'abolition de la peine capitale. (cath.ch/osvnews/mp)