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    rétablissement de la peine de mort au Brésil

    Les évêques brésiliens se mobilisent contre le possible (110491)

    Brasilia, 11avril(APIC) La Conférence Nationale des Evêques du Brésil

    (CNBB), le Mouvement national des Droits de l’Homme et Amnesty International se mobilisent ensemble pour éviter que le Congrès national lance un

    plébiscite dans le pays en faveur du rétablissement de la peine de mort

    dans des cas de vol, séquestres et viols suivis de mort. Selon Mgr Celso

    Queiroz, le secrétaire général de la CNBB, il faut éviter à tout prix de

    rétablir la peine de mort, car cette nouvelle législation pénale retomberait d’abord sur les pauvres. Ces derniers, a poursuivi Mgr Queiroz, "sont

    déjà assez punis, tandis que la nouvelle loi n’atteindrait jamais ceux qui

    commettent les plus grands crimes de la nation, ceux qui sont la cause de

    la misère d’une grande partie de la population brésilienne."

    De fait, les pauvres au Brésil sont, de par leur condition, déjà fortement punis et certains, condamnés à mort. Les données provenant de l’Institut National des Etudes Socio-économiques (INESC), affirment en effet que

    durant les 10 derniers mois, les ouvriers ont perdu 55,4 % de leur pouvoir

    d’achat. De son côté, la propre Banque Mondiale atteste dans un rapport,

    qu’en matière de concentration de la richesse, le Brésil arrive largement

    en tête en compagnie de Serra Leone et du Honduras.

    Dans ce contexte de mort et de vie, Frei Betto, un Père dominicain très

    connu au Brésil (il a écrit plusieurs livres et accompagné de nombreuses

    communautés ecclésiales de base), vient d’écrire un article sur "Pâques,

    version brésilienne". Dans cet article, il rappelle qu’en Europe, près de

    70% du produit national est converti en salaires alors qu’au Brésil ce

    pourcentage atteint seulement 30%. Le Brésil est le 4e exportateur mondial

    d’aliments mais il est au 6e rang mondial quand on parle de dénutrition,

    juste après l’Inde, le Bangladesh, le Paquistan, les Philippines et l’Indonésie. Dans ce pays 12 millions de paysans sont encore sans terre et 13’000

    familles ne savent où aller. En outre depuis 1985, il y a eu au Brésil 625

    personnes assassinées lors de conflits de la terre. (apic/em/ba)

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