Les éveques brésiliens pour un ancrage (200887)
Vienne/Brasilia, 20 aout (APIC) la récolte de signatures de l’organisation
de la jeunesse catholique autrichienne pour l’ancrage des droits des Indiens dans la nouvelle Constitution du Brésil a suscité diverses réactions.
Alors que le quotidien conservateur "O Estado de Sao Paulo" voit dans les
quelque 47000 signatures de citoyens autrichiens pour cette exigence de
justice un "complot contre le Brésil" et attaque violemment la Conférence
Nationale des Eveques Brésiliens (CNBB) et son Conseil Indigéniste Missionnaire, Bernardo Cabral, porte-parole de la Commission pour la systématisation du projet de Constitution, vient de son coté de saluer l’action de la
jeunesse catholique.
Dans une lettre adressée au Secrétariat de cette action Cabral déclare :
"Je suis touché par cette manifestation de solidarité pour nos frères." A
cette occasion le député a souligné que toutes les propositions de la jeunesse catholique sont "déjà entièrement réalisées" et que dans le projet de
Constitution qu’il a rédigé elles "sont garanties". Ce projet est cependant
encore provisoire et sera remanié.
La CNBB a à nouveau souligné dans une prise de position que les Indiens
sont menacés d’extinction par la pénétration des sociétés minières dans
leurs zones. Derrière la "scandaleuse campagne de diffamation" du journal
"O Estado de Sao Paulo" il n’y a pas la "défense des intérets nationaux,
mais la tentative des sociétés minières d’éliminer toutes les mesures de
protection légales contre l’extraction du minerai sur le territoire des Indiens", pense le président de la CNBB.
Par des accusations contre le Conseil Indigéniste Missionnaire, un organisme dirigé par Mgr Erwin Kraeutler, un éveque originaire du Voralberg, on
cherche à éviter que des normes juridique protégeant le territoire des Indiens et visant à "prendre des mesures contre l’avidité des sociétés minières" soient introduites dans la Constitution brésilienne.
Les éveques brésiliens voient dans "la violence de cette attaque" l’intention "d’influencer l’opinion publique et de troubler les membres de
l’assemblée constituante juste avant la discussion et le vote des propositions du député Bernardo Cabral". (apic/kpr/cor)