Les étudiants catholiques d’Europe centrale et de l’Ouest (190491)
Prague, 19avril(APIC) Pour la première fois, les mouvements JECI-MIEC
(Jeunesse étudiante chrétienne internationale - Mouvement international
d’étudiants catholiques) ont pu s’exprimer d’une même voix pour présenter
une charte commune invitant les étudiants catholiques à tisser des liens de
solidarité de l’Angleterre à la Pologne, des Flandres à la Hongrie et à
Malte. Cette "Charte européennen de solidarité internationale" a été adoptée à Prague à l’occasion d’un colloque qui s’est déroulé du 9 au 14 avril
sur le thème "solidarité internationale et construction européenne".
Le choix de Prague était symbolique: dans le nouveau rapport européen,
l’Europe centrale occupe à nouveau une position-clef, notamment pour accueillir La Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE).
L’invitation du président Vaclav Havel à parler vrai, à renoncer à une culture du mensonge, incite les étudiants catholiques à éviter les stéréotypes, à tisser d’autres rapports Nord-Sud. Des nouveaux rapports mis en évidence également lors du colloque par Mgr Frantisek Lobkowicz, évêque auxilaire de Prague, qui a insisté sur l’unité du Corps du Christ qu’est
l’Eglise.
Sensibilisation et responsabilité des jeunes
"Qu’elle soit Nord-Sud ou Est-Ouest, précise la charte, le choix d’une
solidarité internationale signifie tout à la fois pour nos mouvements le
désir de sensibiliser les jeunes, scolaires et universitaires, à ces problématiques, de créer des attitudes attentives afin que ceux-ci s’engagent
dans des structures de coopération, mais aussi de faire en sorte que les
Droits de l’Homme ne soient pas lettre morte et que des changements interviennent dans le monde", relève la charte.
Ainsi, précise la coordination JECI-MIEC, la coopération et le développement ne sauraient être un objectif unique, mais bien plutôt un des choix
possibles dans tous ceux qui permettent de construire l’homme. Les mouvements laissent aux spécialistes le traitement de ces questions, en tentant
un travail au sein de la coordination chaque fois que cela est possible.
Néanmoins, pour la coordination, la solidarité n’est pas que théorique:
"Elle s’enracine dans l’action, que celle-ci se passe chez nous, par des
actions d’information, de financement, ou dans le pays frère avec lequel
nous coopérons. Nous participons en ce sens d’une responsabilisation accrue
du jeune", affirment la JECI et le MIEC.
L’un des axes majeurs est l’information des jeunes. Cela ne va pas sans
problèmes, observent les auteurs de la charte, tant cette sensibilisationinformation doit s’engager "de manière responsable, en évitant les lieux
communs médiatiques, les stratégies affectives et émotionnnelles. A chaque
fois nous choisissons avec discernement les partenaires afin de toucher le
public visé avec les moyens adéquats".
Créer un lobby
Un autre axe possible est la coopération bilatérale privilégiant les
contacts personnels avec les mouvements de la coordination sur les autres
continents. La JECI et le MIEC font là explicitement le choix de "l’interestudiantine", comme voie d’entrée pour une connaissance meilleure de la
société.
Ces coopérations , dont le secrétariat européen de Bruxelles doit être
le médiateur, auront généralement pour objet des micro-réalisations et des
partages de thèmes d’année. Cependant, parmi de nouvelles propositions
(camps de réfléxion, colloques, commissions pédagogiques, cours méthodologiques), il en est une qui se dégage tout particulièrement, celle d’un thème d’action commun choisi au sein de la coordination européenne.
Outre que cela donnerait une plus grande cohérence aux sessions, rencontres et autres séminaires, ce serait surtout, peut-on lire dans la charte,
"un dynamisme, un élan, conjugé sur plusieurs modes selon les réalités locales, afin de pouvoir constituer une visibilité plus grande, voire un lobby". La JECI et le MIEC précisent à ce propos que les droits à la vie, à
l’éducation, à la paix, à un environnement sain sont des droits inaliénables et s’engagent à tout faire pour aider les jeunes à en prendre conscience. (apic/cip/ba)