Les Églises catholique et réformée du canton de Fribourg se sentent interpellées par le message de la «Grève pour l’avenir» du 21 mai 2021. À travers les moyens démocratiques de mobilisation et de manifestation, le mouvement adresse à notre société tout entière un message de première importance, indiquent-elles, le 18 mai 2021 ,dans un communiqué commun.
Le message central de la Grève pour l’avenir est à prendre au sérieux, estiment les Églises. Il porte notamment sur les quantités atteintes par notre rythme de consommation. Des quantités de matières premières, de gaz à effet de serre, de déchets accumulés. Les disparitions touchant la faune entrent aussi dans cette funeste progression.
Dans la vision chrétienne, la Création est l’habitat de la vie donné par Dieu. Elle en constitue l’écrin. Elle l’insère dans un système magnifique d’interconnexion et d’interdépendance, rapellent les Eglises.
Investis du pouvoir de gérer cet habitat collectif, les humains en ont fait depuis deux siècles leur habitat exclusif. Ils se sont désolidarisés des autres règnes vivants ; ils se sont émancipés des générations futures.
Un changement de comportement est nécessaire, estiment les Églises ; une conversion à la fois spirituelle et pratique. C’est en ce sens qu’elles prennent au sérieux le message de la Grève pour l’avenir. Avec leurs moyens - notamment la prière de reconnaissance et le jeûne - elles s’associent aux efforts pour une vie plus sobre.
Ce 21 mai, des chrétiens défileront très probablement avec les autres manifestants. Ils y porteront cette interpellation sur les bases de leur foi chrétienne. Ils porteront l’invitation du Conseil oecuménique des Églises sur la Sauvegarde de la Création, celui du pape François formulé dans Laudato Si, celui des oeuvres d’entraide.
Sans panique ni banalisation
Il y a dans l’appel de la Grève pour l’avenir des points de contacts avec les valeurs des évangiles. «Sans panique ni banalisation, nous voulons croire qu’ensemble, nous pourrons inverser les tendances et reprendre la main sur notre destin, pour que l’avenir de nos petits-enfants ne soit pas scellé et pour que l’humanité renoue avec ses valeurs spirituelles, concluent les Eglises. (cath.ch/com/mp)