Les Eglises et les ONG luttent contre (020792)
Agir très vite
Géneve 1er juillet (APIC) Agir très vite sur le terrain pour enrayer la
grave sécheresse qui affecte actuellement une grande partie de l’Afrique.
Cet appel a été lancé mardi à Genève lors d’une conférence de presse, par
la coordination des Eglises et les Organisations non-gouvernementales. Un
objectif urgent à atteindre.
"L’Afrique est à nouveau à l’ordre du jour international", remarque Brian Neldner, de la fédération luthérienne mondiale et président du comité
directeur de l’action humanitaire. Une terrible sécheresse affecte en effet
toute la partie australe du continent. D’après un rapport des Nations Unies,18 millions de personnes ont besoin de 1,6 millions de tonnes de nourriture pour leur survie, plus 2,5 millions de tonnes de céréales pour soutenir les marchés.
Les Eglises et les grandes institutions bénévoles, dont le Comité directeur de l’action humanitaire, coordonnent leurs efforts pour lutter contre
contre ce fléau qui semble être la plus grave sécheresse que l’Afrique ait
connue depuis cinquante ans. Cette coordination vise à renforcer l’action
des gouvernements agissant par l’intermédiaire des Nations Unies et de la
Communauté européenne. Lors d’une réunion sur "la sécheresse en Afrique"
qui s’est tenue à Nairobi du 16 au 20 juin, les partenaires de l’Eglise ont
mis au point des programmes d’aide dans plus de douze pays africains .Ils
se sont mis d’accord sur le financement et la coordination au plan national, régional et mondial.
Objectif: 50 millions de dollars
Les membres de la coordination visent à réunir 50 millions de dollars
pour répondre aux besoins nécessaires de la survie des populations d’Afrique australe. Un appel commun lancé par les Nations Unies et dix pays regroupés au sein de la Conférence de coordination du développement de
l’Afrique australe a donné lieu à des promesses s’élevant à environ 60% de
ces besoins. "Nous devons agir maintenant, avant que le taux de mortalité
n’atteigne des plafonds incalculables", note Briand Neldner qui se réjouit
de voir les gouvernements répondre plus rapidement que lors de la sécheresse de 1984-1985.
Les Eglises et les Organisations non-gouvernementales (ONG) concentrent
leur action sur la distribution de vivres et de semences, la production
agricole et alimentaire, le développement des ressources en eau et l’assistance sanitaire. Chaque membre de la coordination est un maillon de cette
chaine humanitaire qui tente non seulement d’assurer une aide pendant environ une année; il travaille également avec les gouvernements régionaux. Son
but: voir plus loin que les besoins en nourriture à court terme. Les membres de la coordination plaident ainsi en faveur d’un changement des programmes d’ajustements structurels pour aider à faire baisser les prix des
aliments et à accorder des subventions aux moyens de production dans le domaine agricole.
Mais la préoccupation actuelle porte en particuliler sur les groupes les
plus vulnérables (enfants, personnes âgées, handicapées, femmes enceintes
ou mères allaitantes). La fédération luthérienne mondiale a par exemple débloqué une aide de 4,9 millions de dollars pour les pays affectés par la
sécheresse; de la nourriture est seulement donnée aux groupes les plus vulnérables. Quant aux hommes valides et en bonne santé, ils gagnent leur
nourriture en travaillant à la construction des routes, des ponts et des
bâtiments utiles à la communauté locale. Le but de cette stratégie est de
rééduquer la population pour qu’elle lutte elle-même contre la sécheresse.
En acquérant des structures adéquates et en réutilisant des récoltes traditionelles qui résistent mieux aux conditions climatiques du continent.
(apic/fc/pr/ak)