Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Soudan : Les autorités de Khartoum interdisent la construction d’églises

    Les chrétiens sont des citoyens de seconde zone

    Khartoum, 14 juillet 2014 (Apic) Le gouvernement soudanais, par le biais de son ministre des Affaires religieuses, Shalil Abdullah, a annoncé le blocage des permis relatifs à la construction de nouvelles églises dans le pays. La décision découle du fait que la communauté chrétienne au Soudan s’est fortement réduite suite à la sécession du Soudan du Sud dont provient la majorité des chrétiens qui vivaient à Khartoum, a expliqué le ministre.

    Après l’indépendance du Soudan du Sud, en juillet 2011, beaucoup de citoyens chrétiens originaires du sud ont été contraints à quitter le Soudan pour retourner dans leur région d’origine.

    L’Eglise catholique au Soudan s’est récemment plainte des discriminations subies par les chrétiens vivant dans le pays. «La situation juridique des chrétiens au Soudan est véritablement préoccupante » a affirmé Mgr Eduardo Hiiboro Kussala, évêque du diocèse sud-soudanais de Tambura-Yambio, lors d’une visite au siège d‘Aide à l’Eglise en Détresse’ (AED).

    «Bien que la Constitution soudanaise garantisse des droits égaux à tous les citoyens, sans aucune distinction de credo, les chrétiens sont considérés et traités comme des citoyens de deuxième classe. Les membres du clergé ne peuvent obtenir de passeport et lorsqu’ils quittent le pays, ils ne savent jamais s’ils pourront y retourner. De nombreux prêtres ont été expulsés et les évêques sont contraints au silence parce qu’ils ne peuvent exprimer librement leurs opinions propres » a expliqué Mgr Kussala.

    Les plus vulnérables sont les simples fidèles, comme dans le cas très médiatisé de Meriam Yahia Ibrayim Ishaq, la jeune femme condamnée à mort pour apostasie. «La foi de Meriam était bien connue de tous, mais un jour, à l’improviste, la jeune femme a été menacée puis condamnée et le gouvernement n’a agi en aucune manière que ce soit, laissant les responsables islamiques décider de l’avenir de cette jeune femme ». Meriam a ensuite été libérée suite à de fortes pressions internationales mais elle a été contrainte à quitter le Soudan. (apic/fides/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus