Rome, 30 octobre 2011 (Apic) L’un des effets du "Printemps arabe" a été de confronter les chrétiens du Moyen-Orient à des choix difficiles, a confié l’ambassadeur d’Irak près le Saint-Siège au micro de "Radio Vatican", le 29 octobre 2011.
Ces chrétiens sont notamment confrontés au choix "de rester aux côtés des régimes totalitaires à cause desquels les citoyens ont déjà tellement souffert, ou bien d’affronter un destin inconnu dans lequel on a pu assister à l’arrivée au pouvoir d’une force radicale et extrémiste, capable d’éliminer même cette marge limitée de liberté religieuse qu’assurent les gouvernements actuels". Le scénario le plus incertain, a ajouté Habeeb Mohammed Hadi Ali Al Sadr, est offert par la société arabe en révolte, qui reste divisée intérieurement à propos du changement, du leader du mouvement, de l’identité des manifestants et de leurs idées. "L’absence d’une alternative satisfaisante est également inquiétante", a affirmé le diplomate irakien, aux yeux duquel "il faudrait que celle-ci soit fiable pour avoir bien en mains les rênes du gouvernement et faire face aux diverses prises de position internationales à propos des protestations".(apic/imedia/cp/js)