Les camps vocations: à l’écoute de Dieu dans la joie et l’amitié (250790)
Lausanne, 25juillet(APIC) Le Centre Romand des Vocations (CRV) met sur
pied chaque été des camps vocations d’une semaine destinés aux jeunes de
dix à vingt ans désireux de vivre une semaine de détente, de prière, de
partage et de réflexion sur leurs choix, leurs responsabilités, leur avenir
et leur rôle dans le monde et l’Eglise d’aujourd’hui. Part importante de
l’activité du CRV, ils représentent un grand investissement: dans une
vingtaine de camps, quelque deux cents animateurs - prêtres, séminaristes,
religieux, religieuses, couples, jeunes gens et jeunes filles - encadrent
près de six cents enfants de toute la Suisse romande.
Camp filles, camp garçons, camp mixte, camps "à thèmes" (centrés sur une
activité dont les participants découvrent les différentes facettes tout au
long de la semaine), le choix est vaste: cette année, ce ne sont pas moins
de dix-huit camps qui sont offerts selon les goûts de chacun. Le CRV propose ainsi, outre le camp vocal, un camp barque sur le Léman, un camp hauteroute et un camp varappe dans les Alpes, un camp vélo dans le Jura, un camp
monastère à Tamié, un camp chantier au sein d’une petite communauté religieuse, un camp spectacle sur le thème de l’année et un camp "différent",
qui invite les participants à vivre avec des enfants handicapés. Des expériences qui dans leur diversité poursuivent le même but: permettre aux enfants et aux jeunes de s’interroger sur le sens de leur existence et découvrir le visage de Dieu d’une manière nouvelle.
Chaque camp, s’il s’inspire du thème de l’année, l’adapte au vécu. Il
alterne prière et détente et propose à chacun des temps de désert pour une
réflexion plus approfondie. L’équipe d’animation, dont chaque membre est
appelé à témoigner de son choix de vie, présente la diversité des vocations
à la recherche du Christ.
La famille, lieu d’apprentissage de la responsabilité
Jour après jour, les enfants réfléchissent sur le thème proposé cette
année par le CRV: "Vocations et famille". A travers les différentes activités réalisées tout au long de la semaine, ils découvrent la vocation de
leur propre famille et la façon dont elle leur permet de se construire dans
le respect mutuel et l’écoute de Dieu pour se mettre au service de l’homme.
Quatre étapes - sur le modèle proposé par l’exhortation de Jean Paul II
"Familiaris consortio" - jalonnent cette découverte: ma famille: une
communauté; ma famille: une communauté qui a un projet; ma famille, une
communauté qui fait place à Dieu; ma famille: une communauté au service de
l’homme.
Première étape: l’enfant commence par poser un regard sur sa propre famille, non pour la juger, mais pour retrouver ses propres racines. La famille est le lieu de son histoire: il réalise qu’il est le fruit de l’amour
de deux êtres et l’aboutissement de multiples rencontres, qu’il appartient
à une communauté; le lieu de l’accueil: accueil des plus proches, que l’on
n’a pas choisis, accueil des autres, accueil de Dieu; le lieu du pardon,
qui fait de la famille, au-delà de ses limites, un coeur, un esprit, plus
qu’une simple communauté de personnes; le lieu des modèles à suivre ou à ne
pas suivre, qui aident l’enfant à se forger une personnalité.
Seconde étape: l’enfant réalise qu’il est héritier de valeurs transmises
par ses parents et qui contribuent à construire sa vision du monde: le travail, les loisirs, les conceptions de la réussite et du bonheur, les
rapports avec les autres, le regard posé sur la société. Il est appelé à
s’interroger sur la manières dont ces valeurs sont vécues au sein de sa
propre famille: privilégie-t-on la compétition, l’individualisme, l’argent,
la réussite sociale, ou au contraire est-on attentif à faire de la famille
un espace de dialogue, d’attention à l’autre, d’ouverture au monde et de
réflexion sur les problèmes sociaux ?
C’est à partir des valeurs reçues que l’enfant sera amené à prendre des
décisions pour sa vie personnelle. Ma famille est-elle un lieu d’apprentissage de ma liberté et de ma responsabilité ? Ma famille me permet-elle de
réaliser mes projets ? Me soutient-elle dans mes engagements et cultive-telle un climat favorable à la liberté d’expression ? Autant de question que
l’enfant, aidé par les animateurs, se pose au cours du camp.
Troisième étape: l’enfant est invité à pousser plus loin sa réflexion et
à s’interroger sur la façon dont sa famille accueille Dieu; à découvrir que
la famille chrétienne est une petite communauté animée par la présence du
Christ et appelée à croire à cette présence, à prier dans l’écoute et le
partage de la Parole de Dieu et à célébrer par les sacrements et la participation à la vie de la paroisse. Vivre du Christ débouche sur des attitudes évangéliques: la famille devient le lieu de la tendresse partagée, du
pardon, du service gratuit et du témoignage par l’ouverture aux autres et
l’engagement pour plus de justice, parfois à contre-courant.
Quatrième étape: l’enfant découvre que sa famille le prépare à se mettre
au service de l’homme pour réaliser sa propre vocation. Missionnnaire, elle
est aussi un lieu d’apprentissage et de rupture. C’est en elle qu’éclôt
toute vocation.
Il s’agit toujours, à travers les diverses activités, de susciter la réflexion sur les choix existentiels de chacun et d’inviter à se situer sous
le regard de Dieu. Les camps veulent aider les jeunes, dans un climat
d’amitié et de confiance, à percevoir l’appel de Dieu et à y répondre dans
la joie et la fidélité. (apic/cor)