Le théologien de la libération cessera d’enseigner dès le 1er juillet
Rio de Janeiro, 24juin(APIC) "La conscience est l’instance suprême" lors
d’une décision d’interruption de grossesse et l’avortement est "une
question de l’éthique subjective de l’individu", a déclaré le théologien de
la libération brésilien Leonardo Boff lors d’un séminaire sur "Ecologie et
spiritualité" jeudi à Rio de Janeiro. Si le théologien s’est déclaré opposé
au contrôle des naissances, il a affirmé qu’il ne faut pas condamner une
femme qui subit une interruption de grossesse parce qu’elle se trouve dans
une situation de détresse particulière.
Leonardo Boff a en outre expliqué qu’il n’enseignera plus la théologie à
partir du 1er juillet, affirmant qu’il y avait été invité "de façon informelle" par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi. C’est pour
la même raison qu’il quittera la direction du magazine "Vozes". Le théologien de la libération a comparé les sanctions dont il a été l’objet aux
conditions qui régnaient "sous le régime militaire brésilien tombé en
1985". L’archevêque de Rio de Janeiro, Mgr Eugenio de Araujo Sales, a de
son côté réfuté les affirmations de Leonardo Boff concernant d’éventuelles
sanctions contre lui, les qualifiant d’"insensées" et de "fausses". (apickna/cor)