Le Vatican respire : le déficit prévu en (221087)
Rome, 22octobre(APIC/CIP) Après une semaine de travaux, le conseil des
cardinaux chargés d’étudier les problèmes d’organisation et les problèmes
d’économie du Saint-Siège a communiqué sa satisfaction : le déficit prévu
en mars dernier était supérieur de 5 milliards de lires au déficit actuel.
Il se monte tout de meme à 77, 15 milliards de lire, soit plus de 88 millions de francs suisses. Il sera meme plus élevé de près de 1 % que celui
de l’année 1986.
Fin 1986, le Saint-Siège avait enregistré un déficit de 76,6 milliards
de lires. Il a légèrement augmenté en 1987 pour atteindre aujourd’hui
77,153 milliards de lires.
Au début de cette année, le conseil des cardinaux concernés prévoyait un
déficit global de 82 milliards de lires. Selon le cardinal Agostino Casaroli, secrétaire d’Etat du Vatican, le denier de St-Pierre, c’est-à-dire le
montant des apports de tous les catholiques de la planète au financement
des activités du Saint-Siège, a augmenté d’une façon réjouissante. Pour les
neuf premiers mois de cette année, il atteint les 35, 8 millions de dollars
alors que l’an dernier, pour la meme periode, on n’arrivait qu’à 16,9 millions de dollars. Le montant global de ce denier de St-Pierre en 1986, soit
32 millions de dollars, n’atteignait meme pas le montant obtenu en 1987 en
neuf mois.
Cet apport de recettes nouvelles ne s’explique pas autrement que par un
effort consenti dans les diverses Eglises locales, à l’appel des épiscopats, ainsi que par un controle plus strict des dépenses. C’est pourquoi le
conseil des cardinaux qui vient de s’achever a décidé d’adresser en novembre une lettre à tous les éveques du monde pour remercier les Eglises
locales de leur générosité et pour les encourager à poursuivre leur soutien
financier aux activités du pape et du St-Siège.
Les cardinaux, au cours de ce conseil, ont également souhaité plus de
transparence dans les finances du St-Siège. Ce qui, ont-ils fait remarquer,
ne pourrait que mieux informer les catholiques des véritables besoins de
l’Eglise universelle pour son siège apostolique.
C’est à partir de l’année 1984 que le denier de St-Pierre n’a plus suffi
à couvrir les dépenses du St-Siège. Ce déséquilibre ne peut pas etre interpreté automatiquement comme une baisse de générosité de la part des catholiques. La hausse du dollar, monnaie de référence au plan mondial, a suffi
à tasser les recettes du Vatican de manière importante. (apic/bdc/be)