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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Le synode vu par le prélat de l’Opus Dei (051187)

    Rome, 5novembre(APIC/CIP) Le thème des grands mouvements de laïcs a été

    largement approfondi à l’occasion du récent synode, et c’est d’ailleurs la

    première fois que cette question retient l’attention de cette assemblée et

    est abordée dans un document synodal : c’est ce que souligne dans une interview à Radio Vatican le prélat de l’Opus Dei, Mgr Alvaro del Portillo.

    La prélature personnelle qu’il dirige rassemble 1.200 prêtres et 74.000

    laïcs.

    L’Opus Dei n’est pas à ranger parmi les nouveaux mouvements

    Mgr del Portillo précise d’emblée qu’il ne considère pas que l’Opus Dei

    est à ranger parmi les nouveaux mouvements dont il a été souvent question,

    parfois de façon polémique, au cours du dernier synode : l’Opus Dei n’est

    pas un mouvement, mais une prélature personnelle, explique-t-il, et, "contrairement aux mouvements, l’Opus Dei fait un travail qui va d’âme à âme,

    d’individu à individu. Je me réjouis de la naissance de tant de mouvements

    qui sont un enrichissement pour l’Eglise, ajoute-t-il. Vu que le code (de

    droit canon) ne les a pas prévus, il importait qu’ils fassent leur entrée

    officielle dans l’Eglise."

    Pour Mgr del Portillo, les pères synodaux ont entendu avec beaucoup

    d’estime et une grande espérance les témoignages portant sur ces mouvements. "Je pense, déclare-t-il, qu’ils sont à même de se mettre à l’oeuvre

    et qu’ils peuvent etre réglementés par des normes canoniques opportunes."

    Les tensions sont normales

    Quant aux tensions qui existeraient entre les Eglises locales et les

    nouveaux mouvements dont il a été question durant le synode, le prélat de

    l’Opus Dei pense qu’elles finiront par s’estomper. "C’est un phénomène bien

    connu que des tensions apparaissent dès que surgit quelque chose de

    nouveau, explique-t-il. C’est là un fait qui s’est toujours vérifié dans

    l’histoire de l’Eglise. Les ordres mendiants, par exemple, ont été

    accueillis lors de leur naissance avec une grande méfiance. Le même

    phénomène se répète aujourd’ hui. C’est vrai que des tensions existent,

    probablement dues aussi à l’imprudence qui est une caractéristiques de

    toute nouveauté. Mais tout cela se réglera avec le temps, à force

    d’humilité et de patience."

    Pour Mgr del Portillo, cette patience doit venir des uns et des autres,

    des pasteurs et des mouvements, lesquels doivent, si nécessaire, faire

    l’objet d’ajustements et d’une adaptation aux nécessités locales.

    L’appel universel à la sainteté

    Concernant les thèmes traités durant le synode, Mgr del Portillo estime

    que l’assemblée a abordé "de façon harmonieuse et avec une correspondance

    d’idées" les grands thèmes du Concile Vatican II, en particulier de la constitution "lumen gentium" à propos de l’appel universel à la sainteté. "Le

    fait qu’on ait mis l’accent sur l’appel universel à la sainteté, chacun à

    sa propre place, dans sa profession, sa famille, est un grand bienfait

    pour l’Eglise, affirme encore le prélat de l’Opus Dei. C’était une raison

    suffisante pour tenir un synode. Mais il était également nécessaire que

    cette activité soit harmonisée à l’intérieur des Eglises locales. C’est la

    une importante contribution du synode à la vie de l’Eglise."

    A propos de son intervention au synode, qui portait sur l’expérience de

    l’Opus Dei dans le champ de l’apostolat laïc, une intervention jugée par

    beaucoup comme trop lénifiante, peu polémique et même décevante, Mgr del

    Portillo observe qu’il a pris la parole à un moment ou le synode mettait

    l’accent sur l’organisation des paroisses, des mouvements, soit

    d’initiatives qui ont déja droit de cité dans l’Eglise.

    "Dans mon intervention, indique Mgr del Portillo, je pensais à ceux qui

    se trouvent éloignés, à la nécessité de rejoindre tout le monde. L’Eglise

    existe pour tous, et les mouvements doivent être le ferment de la masse,

    car Jésus est mort pour tous. Il n’y avait rien de polémique dans mon intervention. Je voulais seulement qu’on insiste davantage sur la nécessité

    de la sainteté personnelle sans laquelle chaque activité est vaine. Je n’ai

    attaqué personne, et surtout pas les autres institutions qui travaillent au

    service de l’Eglise, et que je respecte et apprecie." (apic/jt/be)

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