Le Synode africain se tiendra probablement en 1993 (250790)
Rome, 25juillet(APIC) L’assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des
évêques, convoquée par Jean Paul II le 6 janvier 1989, se déroulera probablement dans le cours de l’année 1993, a-t-on appris mercredi au Vatican à
l’occasion de la présentation du texte des "Lineamenta", le document préparatoire qui doit permettre aux évêques, aux prêtres et aux laïcs africains
d’approfondir la réflexion sur les grands thèmes à débattre. Le document
avait été présenté la veille par Mgr Jan Schotte, secrétaire général du
Synode des évêques, lors de la neuvième assemblée générale du Symposium des
Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), réunie à Lomé,
au Togo, du 22 au 29 juillet sur le thème de "La communication sociale au
service de l’évangélisation en Afrique".
Les réponses aux "Lineamenta", à formuler par écrit d’ici le 30 novembre
1991, permettront au Conseil général du Synode de mettre au point le
document de base de l’assemblée.
Les "Lineamenta" abordent le thème général de l’évangéliation en mettant
en évidence la nécessité de poursuivre l’effort missionnaire dans le contiment africain. Les cinq défis majeurs que l’Eglise africaine doit affronter
dans cette tâche sont évoqués dans la seconde partie du document. Ils forment les cinq grands thèmes de l’assemblée synodale: évangélisation, inculturation, dialogue, justice et paix, moyens de communication sociale. Les
quatre premiers de ces défis sont repris de la liste de ceux qu’avait
énumérés le SCEAM lors de sa huitième assemblée à Lagos, le cinquième est
précisément le thème de la présente assemblée à Lomé.
Pour le premier thème, celui de l’évangélisation, le document
préparatoire réaffirme que la proclamation de l’Evangile est pour l’Eglise
"un devoir primordial et essentiel" et met l’accent sur la création de
liens de communion et de fraternité. Cette dernière considération est à
mettre surtout en relation non seulement avec les effets négatifs du
racisme, de la discrimination et du tribalisme, mais encore avec les
valeurs positives offertes par la culture africaine.
Le deuxième chapitre traite de l’inculturation, à savoir des efforts en
vue d’une meilleure compréhension du message chrétien dans la culture africaine. Suivent trois chapitres consacrés au dialogue avec les autres religions, et notamment l’islam, à la justice et à la paix et aux moyens de
communication sociale disponibles en Afrique. Ce dernier chapitre souligne
la nécessité d’une formation et d’une coordination dans ce secteur, avec la
mise en oeuvre d’un "plan pastoral" pour l’Afrique.
Le document s’achève par 81 questions, un nombre élevé à mettre en
relation avec la diversité des situations dans les 54 pays du continent.
(apic/jt/cip/cor)