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    Interview de l’abbé François-Xavier Amherdt, vice-directeur

    Le séminaire, un lieu de formation humaine et sprirituelle (071191)

    Fribourg, 7novembre(APIC) L’année universitaire a repris à Fribourg le 20

    octobre. Les anciens se retrouvent, les nouveaux vont de découverte en

    découverte et les maisons d’étudiants s’animent. Le séminaire de Sion, à

    Givisiez, dans la banlieue de Fribourg, n’échappe pas à la règle et reprend

    son rythme de croisière. Une grande maison où chacun doit trouver un cadre

    favorable à son épanouissement personnel et faire l’apprentissage au jour

    le jour de la vie en communauté. L’abbé François-Xavier Amherdt,

    vice-directeur du séminaire, évoque le quotidien du séminaire et les

    motivations des futurs prêtres du diocèse.

    Le séminaire du diocèse de Sion se prépare à vivre une nouvelle année

    universitaire. Combien de séminaristes accueille-t-il actuellement dans ses

    murs?

    François-Xavier Amherdt (fxa) Le séminaire du diocèse de Sion est

    responsable de la formation de 26 séminaristes et de 16 futurs agents

    pastoraux (théologiens laïcs). 14 séminaristes logent dans la maison; les

    autres accomplissent soit une année de formation à l’étranger, soit une

    année de stage intermédiaire ou final. Trois nouveaux ont été accueillis

    cette année: deux Bas-Valaisans et un Haut-Valaisan. Pour eux, l’année a

    commencé début octobre déjà, avec un temps d’initiation à la vie

    spirituelle. L’un d’eux - et c’est assez fréquent - n’a pas fait de

    maturité: il a décidé de devenir prêtre après une formation de policier. Il

    suit la "troisième voie", un programme universitaire adapté. Parmi les

    théologiens laïcs, six viennent du Haut-Valais et cinq du Bas-Valais; trois

    suivent les cours de l’institut de formation aux ministères (IFM) à

    Fribourg et deux ceux de l’Institut catéchétique de Lucerne.

    Quel est le rôle du séminaire?

    fxa. Les responsables du séminaire ont pour tâche d’accompagner les

    futurs prêtres et agents pastoraux dans leurs études et leur formation

    pastorale et humaine par des conseils et une aide appropriée. Ils doivent

    aussi assurer un accompagnement spirituel de chacun, suivi par son propre

    père spirituel qu’il choisit librement et rencontre à intervalles

    réguliers. Ils s’efforcent également d’offrir un cadre communautaire propre

    à l’épanouissement de la vocation de chacun. A la tête du séminaire se

    trouvent un directeur, l’abbé Walter Stupf, un vice-directeur et un prêtre

    chargé plus spécialement de l’accompagnement spirituel, le père Paul

    Vollmar, provincial des Marianistes de Suisse.

    En quelques mots comment se déroulent les études?

    fxa. Les futurs prêtres reçoivent d’abord, durant cinq ans, une

    formation philosophique et théologique solide qui englobe des domaines

    aussi divers que l’étude de la Bible, la théologie dogmatique, la théologie

    morale, la théologie pastorale, le droit canon et l’histoire de l’Eglise.

    Il s’agit, à ce stade, d’acquérir les connaissances nécessaires pour être

    en mesure de répondre correctement et avec assurance aux défis du monde

    moderne.

    A cela s’ajoutent, généralement, après la seconde année d’études, de

    brefs stages dans différents milieux: école, colonie, camp, hôpital, usine,

    bureau. Ces stages permettent au futur prêtre de mieux connaître la réalité

    dans laquelle son ministère se plongera et d’acquérir une certaine maturité

    humaine. Un prêtre n’est pas qu’un intellectuel, il doit être sensible aux

    besoins et aux appels du monde d’aujourd’hui pour leur donner une réponse

    de foi adéquate! De plus, le futur prêtre est appelé, durant ses études, à

    s’engager en Eglise au sein d’un mouvement ou d’un groupe paroissial pour

    développer le contact avec la vie ecclésiale.

    Le séminariste termine sa formation par une année de stage pastoral qui

    lui permet de faire l’expérience concrète du cadre paroissial et de mieux

    prendre conscience des réalités qui seront les siennes une fois ordonné.

    Le séminaire, ce n’est pas que les études. Quelles activités la maison

    propose-t-elle pour complèter la formation intellectuelle?

    fxa. L’essentiel, au séminaire, c’est d’acquérir une maturité humaine,

    spirituelle et communautaire: C’est le tronc dont tout dépend. Tous les

    éléments de formation: théologique à l’université, pastorale dans les

    stages, doivent concourir à donner au futur prêtre un équilibre

    psychologique solide. Il faut à cet égard relever le rôle essentiel du père

    spirituel de la maison.

    Dans ce but, aux heures de cours s’ajoutent des temps de prière

    communautaire quotidiens (offices, messe) et des temps d’échanges.

    Certaines soirées sont plus spécialement consacrées à la formation

    spirituelle. Les séminaristes bénéficient également de forums sur les

    différents visages concrets de l’Eglise d’aujourd’hui ainsi que de

    week-ends de récollection et de formation liturgique, pastorale et

    pratique.

    On n’entre pas au séminaire sur un coup de tête. Décider de devenir

    prêtre engage toute la vie. Quelles sont les motivations des séminaristes

    d’aujourd’hui?

    fxa. La décision d’entrer au séminaire s’enracine dans une expérience

    personnelle de Jésus-Christ, séduction, fascination, rencontre à l’intime

    de l’être. De là naît une volonté de le transmettre et de permettre à des

    gens de se rassembler autour de lui, de former une communauté. Les futurs

    prêtres sentent, comme une intuition de base, le besoin de rassembler les

    gens, d’être ferments d’unité. Ils aspirent à un style de vie

    communautaire. Les jeunes qui se présentent au séminaire ont déjà eu un

    engagement ecclésial soit dans un mouvement, soit au sein d’une paroisse.

    Ils ont le sens de la communauté. (apic/id)

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