Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Un pays entre la mort et la vie

    Le Salvador visité par des femmes d’Eglise (110789)

    Genève, 11juillet(APIC) Depuis 10 ans, le Salvador souffre d’une guerre

    civile atroce. Il souffre le plus souvent en silence, l’attention internationale étant captée par d’autres destins : celui d’un pays voisin par

    exemple, le Nicaragua. Cinq femmes appartenant au Conseil oecuménique des

    Eglises et à la Fédération luthérienne mondiale viennent de passer une semaine au Salvador, pour ajouter un maillon à une chaîne d’espoir et de solidarité lancée comme réponse à l’assassinat le 5 avril dernier de

    l’enseignante Maria Christina Gomez.

    La décision de créer une chaîne de solidarité, la "Cadena de la

    Esperanza M.-C. Gomez", a été prise par les femmes de la Conférence des

    Eglises latino-américaine,de la Fédération luthérienne mondiale, et du

    Conseil oecuménique des Eglises. Ainsi depuis le 1er mai, chaque semaine un

    groupe oecuménique de femmes s’est rendu au Salvador en signe de

    solidarité, de foi et d’espérance. Le dixième et dernier maillon de cette

    chaîne est rentré dimanche à Genève : profondément boulversé par ce qu’il a

    vécu. Comme sans doute chacune des 43 femmes des 21 pays qui ont participé

    à la chaîne.

    Le Salvador est un pays ravagé par la guerre civile, beaucoup d’hommes

    ont été tués. La société est ainsi composée essentiellement de femmes, de

    vieillards et d’enfants qui vivent dans l’insécurité la plus totale. Le 19

    mars dernier, des élections ont porté au pouvoir le parti d’extrême droite

    représentant les grands propriétaires terriens (ARENA) : avec seulement 15%

    des voix et un très grand taux abstentionnisme. Il n’y a plus de droit au

    Salvador; les crimes - ceux des tristements célébres "escadrons de la mort"

    - jouissent d’une impunité totale. Avec une aide américaine de 1,5 à 3

    millions de dollars par jour, le gouvernement tente d’écraser la révolte

    des guérilleros du FMLN. L’armée est composée d’enfants, pour la plupart

    enrolés de force.

    Une guerre qui ne respect rien...

    "Je connaissais la situation"; confie la jeune Genevoise Muriel

    Juillard, déléguée du Conseil oecuménique, "mais c’est tout autre chose de

    la vivre...". Elle est revenue boulversée. Par l’horreur d’une guerre qui

    ne respecte rien, ni l’innocence, ni l’enfance : Un jour un homme

    s’approche d’une maison, il demande à boire, en partant, il dégoupille une

    grenade, la lance à un groupe d’enfant, les tue. De tel témoignage, Muriel

    Juillard en a plein le coeur : "Les Salvadoriens ont appris à vivre avec la

    violence gratuite, ils ont une sorte de résignation face à la mort. Mais de

    la guerre, ils n’en peuvent plus". La Genevoise s’en est forgé une

    conviction personnelle : "Jamais la guerre ne peut établir la paix et la

    justice, elle est top absurde, trop inhumaine...".

    Mais à côté de cela les cinq femmes ont toutes été émerveillées par la

    puissance de vie qui se dégage des personnes qu’elles ont rencontrées. Ils

    ne perdent pas l’envie de vivre; la joie, les chants, les rires rejaillissent de partout. Avec une foi inébranlable qui émaille les phrases de "Gracias a Dios". Contraste saisissant. Comme si, là où la puissance de la mort

    abonde, la puissance de la vie surabondait.

    Ainsi, certaines forces oeuvrent pour la paix. Les Eglises luthérienne, épiscopalienne, baptiste et catholique - travaillent ensemble

    pour le développement, l’aide aux réfugiés... Malheureusement, l’Eglise de

    Mgr Romero, l’archevêque assassiné, est aujourd’hui divisée : la conférence

    épiscopale compte deux évêques très conservateurs. Samedi passé, une

    rencontre nationale de femmes salvadoriennes pour la paix a réuni 500

    personnes.

    En signe d’espoir les cinq femmes ont ramené un petit arbre acheté dans

    une prison de femmes dont certaines prisonnières n’avaient pas 15 ans. Ce

    symbole de vie doit être planté et grandir au Centre oecuménique à Genève.

    (apic/mgn/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus