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    PietroParolin

    Le Saint-Siège ne fera pas partie du "Conseil de la paix" de Donald Trump

    En marge d’une cérémonie organisée à Rome à l’occasion de l’anniversaire des Accords du Latran, le 17 février 2026, le cardinal secrétaire d’État Petro Parolin a confié que le Saint-Siège ne participera pas au ‘Conseil de la paix’ de Donald Trump.

    Au Palais Borromeo, où il a rencontré la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le président Sergio Matarella, le cardinal Parolin a répondu aux questions des journalistes, notamment sur la proposition d’intégrer le «Conseil de la paix» (Board of Peace) du président américain Donald Trump. Dans ses propos rapportés par Vatican News, Mgr Parolin explique que le Saint-Siège «ne participera pas au Board of Peace en raison de sa nature particulière, qui n’est évidemment pas celle des autres États».

    Un rôle qui revient à l'ONU

    Tandis que l’Italie a indiqué qu’elle ferait partie de ce Conseil avec un statut d’observateur, le ‘Premier ministre’ du Saint-Siège a souligné que «certains points laissent un peu perplexes». Reconnaissant la tentative «d’apporter une réponse», il a cependant pointé du doigt «certains points critiques qui devraient être résolus» et «trouver des explications».

    Le cardinal Parolin a plaidé pour «qu’au niveau international ce soit surtout l’ONU qui gère ces situations de crise». «C’est l’un des points sur lesquels nous avons insisté», a-t-il ajouté. Le Saint-Siège avait déjà pris ses distances à l'égard de cette initiative, mais n’avait pas encore rendue publique sa réponse, indiquant prendre le temps de la réflexion.

    L’enlisement du conflit en Ukraine est «tragique»

    Évoquant également la guerre en Ukraine, à quelques jours du quatrième anniversaire du déclenchement du conflit par l’invasion des troupes russes (24 février 2022), le secrétaire d’État a déploré le «pessimisme» entourant cette question. «Des deux côtés, il ne nous semble pas qu’il y ait de progrès réels en matière de paix, et il est tragique qu’après quatre ans on en soit encore à ce point», a-t-il regretté.

    Le cardinal italien a souhaité que les dialogues entamés ces jours-ci à Genève avec des représentants russes, ukrainiens et américains, puissent «produire quelques avancées». «Mais il me semble qu’il n’y a pas beaucoup d’espoirs ni d’attentes», a-t-il glissé. (cath.ch/imedia/ak/lb)

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