Les Adventistes européens pour un encouragement au service civil
Bâle, 23mai(APIC) Les Adventistes du septième jour regrettent que le Rassemblement oecuménique européen "Paix et Justice", qui s’est tenu à Bâle du
15 au 21 mai, ait "raté une occasion historique" d’encourager les chrétiens
au service civil ou au service militaire non-armé. Les Adventistes, une
Eglise évangélique libre qui compte plus de 6 millions d’adhérents (adultes
baptisés) au niveau mondial, 500’000 en Europe et quelque 5’000 en Suisse,
avaient le statut d’invité sans droit de vote au Rassemblement de Bâle.
L’Eglise adventiste bénéficie d’un statut d’observateur auprès de la KEK,
la Conférence des Eglises européennes, co-organisatrice de ce Rassemblement.
C’est l’une des caractéristiques de l’Eglise adventiste du 7e Jour d’encourager fortement ses jeunes à faire un service civil ou non combattant.
Elle fait d’ailleurs à ce propos des démarches auprès des autorités compétentes afin de faciliter ce choix pour ses jeunes. A titre d’exemple, le
Parlement italien vient d’approuver une loi concernant les rapports entre
l’Etat italien et l’Eglise adventiste qui dit : "La République italienne,
ayant pris acte du fait que l’Eglise adventiste est, pour motif de foi, opposée à l’usage des armes, garantit aux adventistes soumis à l’obligation
du service militaire qu’ils seront assignés, sur leur demande, au service
substitutif civil".
L’Eglise adventiste espérait que le Rassemblement de Bâle "aiderait les
Eglises chrétiennes d’Europe à proclamer que l’institution de la guerre est
à abolir, et à enseigner à leurs fidèles à ne plus apprendre à faire la
guerre, mais à s’engager résolument à bâtir la paix du Christ". Elle se
déclare déçue par le "caractère flou" du document final voté à Bâle. En
effet, estime-t-elle, si ce document contient des déclarations très
importantes contre la guerre et en faveur de la non-violence et de la
reconnaissance du droit au refus de servir dans l’armée pour des raisons de
conscience, il ne précise pas concrètement dans quel sens les Eglises
doivent conseiller les jeunes qui sont appelés au service militaire, et
laisse ouverte les possibilités du service militaire armé ou non-armé, ou
encore d’un service civil de remplacement. (apic/be/bd)