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    Rome: Un retour des lefebvristes ne doit pas compromettre le dialogue judéo-chrétien

    Le rabbin Rosen reste optimiste

    Rome, 11 novembre 2011 (Apic) Le rabbin David Rosen, responsable du dialogue interreligieux pour l’American jewish committee, a réaffirmé, le 10 novembre 2011, que l’éventualité d’un retour de la Fraternité Saint-Pie-X au sein de l’Eglise catholique ne devait pas compromettre "Nostra Aetate". Cette déclaration conciliaire datant de 1965 sert de base au dialogue interreligieux contemporain.

    "Nous avons déjà exprimé nos préoccupations", a déclaré le rabbin Rosen à l’issue de l’audience accordée par le pape au Conseil des chefs religieux d’Israël. Selon la presse italienne, le rabbin a rappelé qu’il avait obtenu de la part du cardinal Kurt Koch, président de la Commission pour les relations avec le judaïsme, des garanties sur le fait que le texte de Vatican II concernant les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes n’était pas en discussion.

    "Cela signifie pas qu’une reconnaissance explicite de ’Nostra Aetate’ fasse partie du préambule doctrinal soumis par le Saint-Siège à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X", a expliqué David Rosen, même si cette acceptation devra avoir lieu dans la pratique. "Cette acceptation est requise pour toute réconciliation", a-t-il souligné.

    Pas un conflit religieux

    Interrogé sur l’opportunité des négociations entreprises entre le Vatican et les traditionalistes, David Rosen a expliqué qu’il n’avait pas le droit d’intervenir dans les choix internes d’une autre religion. Le rabbin espère cependant que le Saint-Siège sera "explicite" à l’heure de répudier la négation de l’Holocauste, dans le cas d’une réconciliation.

    Revenant également sur la rencontre d’Assise du 27 octobre dernier, David Rosen a mis en évidence "l’humilité et la fraternité" de Benoît XVI, qui était assis sur le même siège que les autres participants et se trouvait au même niveau qu’eux.

    Le rabbin a aussi avoué prier tous les jours pour l’avènement d’un Etat palestinien, estimant que le conflit israélo-palestinien "n’est pas un conflit religieux mais territorial". Il a finalement déploré "l’utilisation abusive des religions en vue d’objectifs économiques et politiques".

    Texte fondateur

    "Nostra Aetate" est la déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes du Concile Vatican II, le 28 octobre 1965. Texte fondateur du dialogue interreligieux contemporain, il renouvelle entièrement les relations que les catholiques souhaitent établir avec les juifs, musulmans, bouddhistes et hindous et les autres religions.

    "Nostra Aetate" constitue l’une des principales pommes de discorde entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X, cette dernière rejetant tout dialogue avec les autres religions monothéistes. Le Saint-Siège a récemment demandé à la Fraternité, séparée de lui depuis 1988, d’accepter certains principes doctrinaux si elle souhaite retourner au sein de l’Eglise. (apic/imedia/mm/nd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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