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    Le président du Zimbabwe a été reçu à Rome par le pape: un signe d'apaisement?

    Léon XIV a reçu a reçu le président de la République du Zimbabwe, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, 82 ans, le 30 août 2025. C'est la première visite au Vatican de ce chef d’État, au pouvoir depuis 2017 suite à des élections contestées. Un événement qui revêt une importance certaine pour les catholiques de ce pays.

    Le Saint-Siège n’a pas donné davantage de détails sur la rencontre à huis clos entre le pape et le président zimbabwéen. Celui-ci a ensuite rencontré le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin et Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États. Durant les échanges en secrétairerie d’État, a été évoquée «la situation politique et socio-économique du pays, en particulier la collaboration avec l’Église locale dans les domaines de l’éducation et de la santé», indique le communiqué du Vatican. Les discussions ont également été l’occasion d’aborder «des questions de caractère régional», et de souligner «l’importance de promouvoir le multilatéralisme, le dialogue et la coopération entre les nations».

    Cette première visite du chef d’État du Zimbabwe au Vatican revêt une importance certaine pour les catholiques de ce pays majoritairement chrétien (protestants), mais qui ne représentent que 6% de la population. Car les relations entre les évêques et le gouvernement sont sporadiquement tendues.

    Formellement, une démocratie pluraliste

    Élu en 2018 et réélu en 2023 au cours de scrutins contestés par l’opposition, le président Emmerson Dambudzo Mnangagwa a succédé à Robert Mugabe après le renversement de celui-ci. Ce pays d’Afrique australe peine à retrouver une stabilité institutionnelle. Des défenseurs de droits humains et des médias affirment que le Zimbabwe, bien que formellement une démocratie pluraliste, a intensifié la répression contre la société civile et a instrumentalisé le droit pour faire taire les critiques du gouvernement, notamment celles émises par la presse.

    Dernier exemple en date, l'arrestation, le 2 juillet 2025, de Faith Zaba, rédactrice en chef du Zimbabwe Independent, en raison de la publication d’un article satirique critiquant le président Emmerson Mnangagwa. Le Zimbabwe est ainsi classé au 106e rang sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre la liberté de la presse dans le pays, dénoncée par les médias et les défenseurs des droits humains.

    Des relations État-Église tendues

    Le 16 août 2020, la Conférence épiscopale du Zimbabwe (ZCBC) avait publié une lettre pastorale dans laquelle elle dénonçait «l’effondrement économique, l’aggravation de la pauvreté, la corruption et les violations des droits de l’homme», ainsi que les violentes répressions des manifestations contre le gouvernement. Ce qui avait provoqué une crise entre l’État et l’Église.

    La ministre de l’information Monica Mutsvangwa avait alors accusé le président de la Conférence épiscopale du Zimbabwea, Mgr Robert Christopher Ndlovu, archevêque de Harare, de pousser au «génocide», en «attisant la psychose de la victimisation sociale» parmi les Ndebele (minorité ethnique du Zimbabwe à laquelle appartient Mgr Ndlovu). Dans les années 1980, 20'000 Ndebele, considérés comme des opposants, avaient été massacrés dans le sud du pays par l’armée de l’ancien président Robert Mugabe, qui appartenait à l’ethnie Shona. Conscient de ces enjeux, le nonce apostolique au Zimbabwe, Mgr Paolo Rudelli, avait manifesté son soutien à Mgr Ndlovu.

    Depuis, les relations entre les évêques du Zimbabwe et l’État semblent s'être quelque peu apaisées. Le 24 février 2025, dans une déclaration publiée sur le site de la Conférence épiscopale interrégionale d’Afrique australe, la Commission justice et paix (CCJPZ) a ainsi exprimé sa «profonde gratitude et ses félicitations» au Chef de l’État pour avoir «signé le projet de loi sur l’abolition de la peine de mort». (cath.ch/vn/imedia/arch/lb)

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