Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le président du Malawi s’en prend à ces "Eglises", à ces sectes

    Malawi: Réaction après la mort de personnes empêchées de se soigner par leur "Eglise"

    Blantyre, 19 juillet 2010 (Apic) Le président Bingu wa Mutharika du Malawi a sévèrement critiqué les Eglises qui interdisent à leurs membres de prendre des médicaments, après le drame qui a vu 19 membres de l’Eglise de Sion succomber à une épidémie de rougeole en une semaine, empêchés par les dirigeants de l’Eglise de suivre un traitement médical.

    "Quelle est la doctrine qui interdit aux gens de se faire soigner? J’ai lu la Bible, et nulle part je n’ai vu Dieu nous ordonner de ne pas aller à l’hôpital", a déclaré Mutharika dans le district de Mulanje, à 50 kilomètres de Blantyre, où il inaugurait des silos de maïs.

    "Quand nous pratiquons notre religion, nous devons être réalistes. Il n’y a aucun passage dans la Bible disant que demander une assistance médicale est interdit. Je déplore que ces gens refusent de faire vacciner leurs enfants contre la rougeole", a déclaré le président.

    Le Département de médecine préventive a indiqué que l’épidémie de rougeole qui a éclaté au Malawi a touché quelque 17’500 personnes, dont 82 sont mortes entre janvier et juin, pour la plupart des enfants. La majorité des personnes décédées étaient connues comme membres de l’Eglise de Sion et de l’Eglise apostolique du Septième jour, deux traditions sectaires qui ont empêché leurs membres de recevoir un traitement médical lorsque l’épidémie de rougeole s’est déclarée.

    La police a arrêté un "évêque" de l’Eglise de Sion, Lumbani Amos, qui avait caché 19 membres de son Eglise dans une maison à Dowa, dans la région centrale du Malawi, pour les empêcher d’enfreindre les règles de l’Eglise en sollicitant une assistance médicale.

    Le pasteur Billy Gama, conseiller présidentiel pour les affaires religieuses, a dit au journal Nation le 15 juillet que, bien que le pays reconnaisse la liberté de culte, le fait que des dirigeants ecclésiastiques empêchent les membres de leur Eglise de suivre un traitement médical constitue un délit.

    "Rien ne justifie le fait d’invoquer de prétendues raisons de doctrine pour interdire aux gens d’aller à l’hôpital: Dieu lui-même n’interdit pas un acte qui vise à sauver une vie", a déclaré Gama, lui-même ministre ordonné de l’Eglise d’Afrique centrale presbytérienne (CCAP). (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus