Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le Père Rossi ne fait pas l’unanimité dans l’Eglise catholique brésilienne

    Le renouveau charismatique avec ses grands rassemblements, comme les messes du Père Marcelo Rossi, à Sao Paulo, ne fait pas l’unanimité parmi les évêques brésiliens. Personne ne nie le succès incroyable de ces rassemblements où les chansons, la musique et la danse donnent une tonalité spectaculaire aux célébrations liturgiques. Mgr Tomas Balduino, ancien évêque de Goias Velho, dans une interview accordée à l’APIC, affirmait :

    "C’est un mouvement basé sur l’émotion, qui a toutes les ambiguïtés du marketing. Dans ce sens, cette manière de faire est dangereuse parce qu’on utilise consciemment ou non - la religion à d’autres fins que la seule évangélisation. Il est important de se rappeler la prédication de Jésus. Le Christ n’était évidemment pas "catholique" au sens où on l’entend en cette fin de siècle, mais un être profondément religieux. Il osait relativiser la religion, car il en connaissait les ambiguïtés et les risques. Il savait que la religion, si on y prend garde, peut devenir un instrument de pouvoir, d’oppression et de discrimination".

    "Je me suis toujours méfié quelque peu des mouvements religieux qui remplissent les stades. Parce qu’ils ne conduisent pas à la "conscientisation" ni aux changements politiques et sociaux. Chacun essaye de résoudre son problème personnel ou sa tension intérieure de manière individuelle. Des mouvements de masse doit naître une recherche de libération. Il est très dangereux d’utiliser la foule pour en faire une manœuvre religieuse. Il est difficile par ailleurs qu’une foule devienne "peuple" s’il n’y a pas eu d’abord prise de conscience de la réalité et des causes concrètes de l’oppression ou de la misère. Le passage de "la foule" vers un "peuple organisé" se fait à travers la conscience et l’organisation. C’est une condition "sine qua non" des conquêtes sociales. "Et pour nous qui suivons le Christ, une condition de la construction du Règne de Dieu sur la terre". (apic/plp/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus